« Les journalistes haïtiens sont victimes d’un cruel manque de ressources financières, de l’absence de soutien de la part des institutions et d’un accès difficile à l’information. Depuis deux ans, ils sont aussi la cible des gangs, victimes d'enlèvement ou assassinés en toute impunité », précise le rapport publié ce mercredi à l’occasion de la Journée internationale de la liberté de la presse.

Reporters sans frontières rappelle qu’Haïti est frappée depuis plusieurs décennies par une profonde crise politique et sociale, qui a pris un tournant tragique avec l’assassinat du président Jovenel Moïse, en juillet 2021, dans la capitale, Port-au-Prince. « Cette fin brutale pour un président contesté, dans un climat général d’insécurité et de violence, a ouvert une nouvelle ère d’incertitude dans le pays », analyse le rapport pour expliquer la dégradation des conditions de travail des journalistes haïtiens.