Alors que le monde de la photographie en Haïti voit de plus en plus de nouvelles têtes, les femmes demeurent toujours moins visibles dans ce milieu qui garde encore son cachet masculin. Toutefois, certaines,  à force de talent et de consistance, arrivent à se construire une carrière et à se faire un nom dans le domaine. Rafaëlle Castera est un exemple parfait.

Rafaëlle Castera développe une fascination pour le huitième art dès sa prime enfance. Elle passe ses journées libres dans la chambre noire, observant son grand-père Edouard Peloux, grand photographe haïtien, qui imprime lui-même ses photos. « Je devrais avoir 6 ou 7 ans, je m’enfermais dans la chambre noire avec mon grand-père, sans trop poser de questions. J’aimais l’ambiance, j’adorais le voir travailler. Depuis, j’ai attrapé la passion de la photographie », explique Mme Castera.