Le pays a un exécutif à deux têtes après l’intermède d’Ariel Henry qui était à la fois Premier ministre et président de la République. Certains attribuaient même l’inertie de son administration à l’absence d’un exécutif bicéphale. La voix de ceux qui réclamaient un exécutif à deux têtes a été écoutée. Au lieu d’un président, on a un Conseil présidentiel de neuf membres. Il n’est pas exagéré de déduire qu’on est passé d’un extrême à un autre. On dirait qu’Haïti a trop de problèmes qu’un seul président ne pourra pas résoudre.
Les prochaines semaines, les prochains mois nous diront si ceux ou celles qui ont inventé le Conseil présidentiel pluriel avaient raison ou tort. Pour l’instant, on constate des autorités qui se cherchent, qui se demandent quel est leur rôle ? Quelle est leur mission ? Dans les jours passés, on avait fait le constat d’un gouvernement qui occupait les devants de la scène et qui avait relégué le Conseil présidentiel de transition au second plan. Le voyage du Premier ministre Garry Conille et de quelques membres de son gouvernement au Etats-Unis a été la goutte d’eau qui a fait sortir le CPT de ses gongs. On parle d’une « lettre de blâme » du CPT au chef du gouvernement et d’une réunion en début de semaine entre les deux branches de l’exécutif pour mettre les points sur les « i ».





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