La vie, qu'on le veuille ou non, est et restera un mystère, en dépit de la foi, de la croyance. Le naturel et le surnaturel cohabitent. Existe-t-il une vie après la mort ? La Faucheuse met-elle un terme à tout ? Il existe la résurrection, un événement rarissime qui relève du miracle. Certains être décédés cliniquement retournent bizarrement à la vie. Chez nous il est question de zombification, un phénomène sociologique. La législation haïtienne ignore jusqu’à présent ce fait social. Cependant tout Haïtien ou toute Haïtienne authentique, indépendamment de sa religion, son niveau intellectuel ou sa classe sociale, a déjà entendu parler de zombi. Bon nombre d'entre eux y croient. Mais la particularité de ce roman de Ketsia Audain réside dans la relation amoureuse, au vu et au su de plus d’un, entre une zombie et un vivant.

L'écrivaine Ketsia Audain présentera son roman intitulé À la limite de l'amour à la 30e édition de Livres en folie. Lorana Saintal, belle, séduisante, bien formée, avait tout pour réussir dans la vie et mener une existence heureuse, fonder un beau foyer. Avant de s’envoler vers la France en vue de rejoindre son fiancé et convoler en justes noces, elle décida de faire un tour à Kadas, localité nichée dans l’ouest d’Haïti, où réside son père. Ce qui était censé être une brève visite à son géniteur bien-aimé dans un milieu naturel, où elle pouvait jouir des bienfaits de la nature en écoutant les mélodies des oiseaux et des eaux ruisselantes, déguster des aliments frais et sains, respirer de l’air pur, déambuler allègrement, histoire de recharger ses batteries, allait brusquement virer au cauchemar, voire la tragédie. Pour son malheur, la jeune dame croisa sur son chemin un jeune homme du nom de Nicolas, un loup blanc, qui fut épris d’elle. La passion mal gérée provoque la folie, l’aveuglement. Regret tardif, regret inutile ! Un beau matin, Kadas se réveilla sous le choc avec la nouvelle stupéfiante du décès de Lorana, de passage, qui n’était pas malade. Manfé, une sorcière bien connue du milieu, la tante de Nicolas, n’eut d’autre recours que la sorcellerie pour permettre à son neveu découragé, déboussolé, de posséder la ravissante Lorana; il devait absolument l’avoir, morte ou vive!