L’organisation Ensemble contre la corruption (ECC), via une lettre ouverte, en date du 2 septembre 2024, a sollicité du directeur général de l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC), Hans Ludwig Joseph, l’ouverture d’une « enquête sur les différents biens accumulés en Haïti par Michel Joseph Martelly, par des membres de sa famille ainsi que par ses proches collaborateurs » conformément à la Loi du 12 mars 2014 portant prévention et répression de la corruption et au Décret du 30 avril 2023 sanctionnant le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes de destruction massive en Haïti.

La lettre de l’ECC, après avoir rappelé, entre autres faits délictueux présumés, les sanctions du Bureau de Contrôle des Actifs Étrangers (OFAC) du Département du Trésor des États-Unis contre l'ancien président haïtien, Michel Joseph Martelly, pour trafic de drogues, les dénonciations de pillage systématique des fonds publics sous la gouvernance de Michel Joseph Martelly dont ceux du programme PetroCaribe, a estimé que la conjoncture prête à cette enquête. « Aujourd'hui, ECC estime le moment venu de défendre valablement les intérêts de l'Etat haïtien, par la conduite d'enquêtes financières sérieuses et la préservation, pour confiscation ultérieure, de tous biens meubles et immeubles constituant les fruits de la grande criminalité en cours en Haïti. C'est pourquoi, fort du contexte actuel, ECC vous recommande de passer les instructions formelles et immédiates en vue d'investiguer sur les biens meubles et immeubles accumulés par Michel Joseph Martelly, sa conjointe et son fils qui ont occupé des postes à responsabilités publiques et accumulés par ses proches collaborateurs, dans l'objectif d'obtenir des informations précises sur le niveau de pillage des fonds du trésor public par l'ex-président et ses complices, le jugement des comptes des personnes impliquées et de leurs complices ainsi que leur condamnation par devant une juridiction répressive », peut-on lire dans cette lettre de l’ECC signée par Rosie Auguste Ducena.