Si Haïti dispose de nouvelles autorités depuis des mois, la crise multiforme aiguë à laquelle le pays fait face reste intacte. Si le Conseil présidentiel de Transition a permis un meilleur partage du gâteau, il est cependant loin d'être le catalyseur que le pays attendait. Sans une bonne gestion des accusations contre les trois des neuf conseillers dans le scandale de la BNC, le CPT peut devenir un élément de la crise en lieu et place de la solution qu'il devrait apporter.
Le gouvernement Conille, la principale réalisation jusqu'ici du CPT, tourne quant à lui autour du pot. Il est encore trop tôt pour perdre espoir en la capacité de la nouvelle équipe à apporter des solutions aux graves problèmes qui transforment en enfer le quotidien des Haïtiens. Il est cependant légitime d'être inquiet par rapport au rythme auquel la situation évolue. Dans le domaine de la sécurité, les gangs ne sont pas encore véritablement inquiétés. La peur reste toujours dans le champ de la population. En ce qui concerne la mise en marche de la machine électorale en vue de doter le pays de dirigeants légitimes à l'issue de la période de deux ans retenue pour cette nouvelle transition, l'exécutif fait du surplace.





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