Depuis le 29 février 2024 jusqu'à la fin du mois d'avril, la guerre des gangs avait tout repoussé au centre-ville de Port-au-Prince, tel le ressac d'une mer en furie. Les principales institutions et entreprises sont logées dans des locaux ou espaces improvisés, mal entretenus quand elles ne sont pas tout simplement fermées; une partie de la population s'est ruée vers des villes de province tandis que d'autres se sont retrouvées dans des camps de déplacés. La vie avait fui la ville.
Le lundi 23 septembre 2024, c'est un autre tableau qui se dessine depuis Bois Verna jusqu'au Champ de Mars. Déjà à l'intersection avec la rue Duncombe, il y a un embouteillage monstre jusqu'au carrefour Tifou. Des petits commerces de rien du tout, des garages tout le long de la chaussée, un camp de déplacés dans l'ancien bâtiment du ministère de la Communication et des articles divers exposés çà et là.






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