Hier, les partis politiques et leurs alliés de la société civile exigeaient un exécutif bicéphale pour mieux faire face à la crise qui ronge le pays. A leurs yeux, tout le pouvoir concentré entre les mains de l’ancien Premier ministre Ariel Henry était la cause ou l’une des causes majeures de l’aggravation de la crise. Au lieu d’un président, neuf conseillers présidentiels, jouissant chacun de tous les privilèges d’un président de la République, ont été désignés pour succéder à Ariel Henry suite à son départ mystérieux. Un gouvernement a aussi été installé.
A travers ces deux entités, la classe politique, dans presque toutes ses composantes, exerce le pouvoir directement, de concert avec des organisations ou regroupement d’organisations de la société civile, du secteur privé et des églises . Une telle formule devait garantir une gouvernance collégiale dans la concorde et l’harmonie. Ceux qui avançaient cette hypothèse accordaient trop de crédit à la classe politique qui n’est confortable que dans la crise. Le conflit CPT-PM en est une preuve.





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