« L’assiette fiscale du pays est faible, tandis que le secteur informel, important, dépend fortement de transferts de fonds volatiles. Depuis la dernière consultation au titre de l’article IV (2019), Haïti a subi une série de chocs : la pandémie de Covid-19, un séisme dévastateur en 2021, des épidémies de choléra, ainsi que les répercussions économiques de la guerre en Ukraine, qui ont conduit à une crise alimentaire puis à une famine », selon ce communiqué.

« De plus, la forte dégradation des conditions de sécurité ces dernières années a amplifié ces problèmes, entraînant une augmentation importante du nombre de personnes déplacées à l’intérieur du pays ainsi qu’à l’extérieur d’Haïti, le tout contribuant à une chute significative de la croissance potentielle », a indiqué le FMI, qui a souligné que « les perspectives macroéconomiques d’Haïti sont peu favorables, et entourées d’une grande incertitude ».