Après le massacre de Wharf Jérémie et celui de la Petite-Rivière de l’Artibonite par les gangs, le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a été forcé de sortir de son silence. Pour une rare fois, depuis son installation, le discret chef du gouvernement s'est présenté devant la presse ce jeudi. Contrairement à ce qui se fait dans d’autres pays quand la sécurité des citoyens est menacée, le Premier ministre n’a fait aucune grande annonce. Il n’a ni rassuré les citoyens ni menacé les gangs. En attendant de trouver la bonne formule pour mettre les gangs hors d’état de nuire, le successeur de Garry Conille annonce avoir décidé de doubler le montant de la carte de débit des policiers qui, comme ils le peuvent, tentent de faire face aux gangs. Quant aux employés civils de l’institution policière, ils recevront une augmentation de 50% du montant de leur carte de débit.

Faute de réponses immédiates aux massacres de Wharf Jérémie et de Petite Rivière de l’Artibonite, le chef du gouvernement a indiqué aux journalistes que son gouvernement travaille. Mercredi, lors d’une rencontre avec la presse, la police annonçait qu’il allait donner une réponse aux gangs de Wharf Jérémie. Pendant que le gouvernement réfléchit et que la police planifie, les gangs - au Wharf Jérémie, à Petite Rivière de l’Artibonite et dans les autres zones où ils règnent en maîtres – ont carte blanche pour tuer enfants, jeunes et vieux des deux sexes.