Sur le papier, le CPT et le PM Alix Didier Fils-Aimé dirigent un pays normal. Ils finalisent la mainmise sur l’État à travers une kyrielle de nominations et pensent, comme si cela relevait d’une urgence absolue, à faire de Thomassin et de Mare Rouge des communes. Occupés à régler leurs affaires, ils administrent jusqu’à l’overdose des promesses rances de rétablir la paix et la sécurité. En dépit de l’efficacité de leur communication, ils peinent à gommer la réalité : celle des massacres et des milliers de personnes, des habitants de Kenscoff, fraîchement jetées sur la route de l’exode.

Pour les quelque 18 000 « déplacés », dont 1200 sont logés dans les quatre sites administrés par la mairie de Kenscoff, le retour à la maison est incertain, ce vendredi 14 février 2025. Chassés de leurs communautés, à Gode, Kafou Bèt, Kikwa…, ils ont rejoint la liste des « déplacés », plus d'un million en 2024, selon l’ONU.