« La gouvernance des finances publiques en Haïti est confrontée à de nombreux défis qui affectent ses fondements. Au-delà de l’instabilité des institutions résultant des crises politiques et sécuritaires récurrentes, elle souffre d’une absence généralisée de culture de redevabilité et de sanctions vis-à-vis des gestionnaires publics coupables de fautes de gestion et/ou d’atteintes diverses à la fortune publique », lit-on dans le rapport diagnostic de la gouvernance, publié par le FMI en janvier 2025.

« Par ailleurs, a poursuivi le rapport du FMI, la surveillance interne et externe des finances publiques reste fragilisée par des obstructions fréquentes et impunies aux missions de contrôle et d’audit, compromettant ainsi la réputation et l’efficacité opérationnelle de ces dernières. Enfin, la forte propension des compétences humaines à s’expatrier, facilitée par le récent programme de libération conditionnelle humanitaire de l’administration Biden, constitue une préoccupation majeure pour le gouvernement. Même si les faiblesses persistent, la gestion des finances publiques (GFP) connaît quelques avancées qui méritent d’être saluées ».