Le Conseil présidentiel de transition avance en pointillés vers son destin. "Les poubelles de l’histoire", ruminent une petite armée de déçus et la foule de sceptiques de la première heure. Au fil du temps, des ratés, errements et renonciations aux prescrits de l’accord du 3 avril, il y a un consensus sur ce qu’a été l'exercice du pouvoir par le CPT.

Le CPT, ces 12 derniers mois, ne s’est pas élevé à la dimension des exigences historiques de sa création. Il n’a pas compris qu'à l'impossible il était tenu, n’est jamais devenu un front républicain capable de transcender les clivages, de conduire le pays avec sérieux, lucidité, intelligence, abnégation et courage. Le Conseil, très vite, s’est empêtré dans des laideurs, comme le scandale de la BNC. La solidarité du CPT, sa gestion de ce dossier ont pesé lourd.