Cette réunion de la Table sectorielle a montré que la question des enfants enrôlés dans les gangs ne peut être traitée uniquement sous l’angle sécuritaire. Elle appelle à une réponse globale, alliant prévention, justice, réinsertion et protection des droits de l’enfant haïtien contraint de s’associer aux activités criminelles. Cette session, organisée avec la participation d’institutions étatiques, d’organisations de la société civile, de défenseurs des droits humains et de représentants du secteur judiciaire, s’est penchée sur une problématique particulièrement délicate : l’implication croissante des enfants dans les groupes armés en Haïti.

Le général Jean Robert Gabriel et le colonel Edwin Florexil ont, quant à eux, détaillé les stratégies systématiques des gangs pour recruter et utiliser les enfants : comme messagers, guetteurs ou même combattants. Leur discours a permis de mieux comprendre l’ampleur du phénomène, ainsi que l’exploitation psychologique et physique dont sont victimes ces jeunes.