La chronique des jours sans, des jours sang est tenue, les bandes armées signent d’autres conquêtes territoriales, incendient des lieux de vie, activent la bile, le flot de haine greffé sur des complexes et le mal-être de certains, prompts, dans la justification du pire, à brûler même les cendres de lieux de vie ayant valeur de patrimoine.

L’on se perd, s’étripe, se bouffe alors qu’au plus haut niveau de l’État, entre confort et inquiétude de la fin du temps des jouissances, l’on ressert au pays les promesses de sécurité. Le projet n’est pas à la hauteur d’hommes, de femmes en souffrance dans l’Ouest et dans l’Artibonite. Avant tout, si l’on considère les éléments de langage, l’on veut sécuriser pour organiser des élections. Dans cinq mois et demi.