Si nos autorités, d’hier et d’aujourd’hui, ont une spécialité c’est bien celle de prendre des engagements sans se donner la peine de les tenir. Cette transition – d’Ariel Henri au CPT – regorge d’exemples. Faut-il rappeler les multiples promesses de combattre les gangs, de créer les conditions pour la tenue du référendum constitutionnel et les élections pour doter le pays d’autorités légitimes ? En plus de quatre ans de transition, nous sommes à la case départ au point qu’on se demande de quoi l’après 7 février 2026 sera fait. Si certains plaident pour une nouvelle transition, le CPT et le gouvernement persistent à renouveler leur promesse d’organiser les élections. Sauf que nous sommes à environ cinq mois de la fin du temps de service du Conseil présidentiel de Transition.
Avant le 7 février 2026, il y aura le 24 décembre 2025, date d’entrée en vigueur du nouveau Code pénal et du Code de procédure pénale. La décision a été prise par l’exécutif en juin dernier. Une commission de mise en œuvre formée de personnalités connues du système judiciaire a été créée. C’est cette commission, qui dans une lettre ouverte, rappelle aux plus hautes autorités du pays l’échéance du 24 décembre prochain. La commission souligne la nécessité de former les acteurs de l’appareil judiciaire sur ces deux documents qui visent non seulement à moderniser le droit pénal haïtien en l'alignant sur les normes internationales et régionales, mais aussi à renforcer la prévention et la répression de toutes les nouvelles formes de criminalité, telles que la traite des personnes, la corruption, la criminalité transnationale, le terrorisme, entre autres. Ils devraient aussi garantir les droits des justiciables à travers la mise en place de procédures plus équitables, plus célères et plus transparentes. N’est-ce pas de nobles objectifs ?




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