Le chargé d’affaires des Etats-Unis en Haïti, Henry Wooster, a évoqué des « obstacles » sur la voie des élections pour élire un président, soutenu que la modification de la constitution et les problèmes de sécurité ne peuvent pas être des prétextes à l'inaction et rappelé que les postes de Premier ministre et de conseillers présidentiels ne sont pas des « postes à vie », lors d’un échange avec des journalistes, à New York, mercredi 24 septembre 2025.

« Les Haïtiens doivent se rendre aux urnes et élire un président. Plusieurs obstacles se dressent sur cette voie. Ces obstacles vont des crises sécuritaires, au refus de certains membres du Conseil présidentiel de transition d'agir, de bouger, en passant par la question épineuse de  la constitution haïtienne », a constaté Henry Wooster, qui s’interroge. « La question est la suivante : les Haïtiens doivent-ils modifier la Constitution haïtienne avant de pouvoir organiser des élections légitimes, ou doivent-ils modifier la Constitution pour avoir un chef d'État élu crédible – une distinction – crédible, ou cela peut-il attendre ? C'est une question importante. Je pense que la question de la Constitution, qui est le tissu conjonctif qui maintient la cohésion de votre entreprise souveraine, est importante dans n'importe quel pays. C'est donc une question légitime », a-t-il répondu avant de mettre le doigt sur le « problème ». « Le problème, c'est que la sécurité, cette question constitutionnelle et la question des élections ne doivent pas servir de prétexte pour ne pas agir », a dit le chargé d’affaires américain.