Dans l’attente du déploiement de la Force de répression des gangs (GSF) en remplacement de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS), Haïti regarde l’avenir avec incertitudes. Quel que soit le domaine considéré, des questions restent pendantes. S’il est vrai que l’année scolaire a officiellement démarré le mercredi premier octobre, des écoles publiques comme privées ne savent pas encore quand elles pourront rouvrir leurs portes. Chassées de leurs locaux par les gangs, elles sont à la recherche d’un endroit pour accueillir leurs élèves. Il y a aussi ces parents qui attendent un miracle pour pouvoir effectuer les dépenses liées à la réouverture des classes. S’il est vrai que le gouvernement promet du support à certains parents, rien ne dit que cette aide touchera les familles qui en ont le plus besoin. On ne sait pas non plus quand cette aide sera disponible.

En matière politique, le pays avance vers le 7 février 2026 sans plan pour l’après du Conseil présidentiel de transition. Il n’est pas trop tôt pour s’inquiéter quand on sait qu’aucune force locale n’a d’autorité pour imposer une solution et un consensus pour éviter le chaos. C'est la dernière chose à attendre de la classe politique et de ses alliés.