À l’occasion de la Journée mondiale de l’alimentation, célébrée le 16 octobre, des déplacés en Haïti peinent à se nourrir. À l’École nationale République de l’Équateur, à Delmas 41, et dans les locaux du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC), à Delmas 33, les personnes ayant fui les violences armées vivent dans des conditions précaires. Le manque de nourriture, d’eau potable et d’abris convenables complique leur quotidien, alors que 5,83 millions de personnes ont connu une insécurité alimentaire aiguë entre mars et juin 2026.


Il est à peine 9 heures du matin. Sous le soleil qui écrase Port-au-Prince, Marthe, 32 ans, étend une petite robe noire et blanche sur une corde à linge dans la cour de l’École nationale République de l’Équateur, transformée en abri pour des familles déplacées. Malgré la chaleur étouffante, les occupants tentent de poursuivre leurs activités quotidiennes, alors que satisfaire leurs besoins les plus élémentaires reste difficile.