Déplacés par les gangs, privés d'école, d'emploi ou de stabilité, des milliers de jeunes tentent malgré tout de reprendre leur vie en main. À travers le parcours de Charlande Orélus, 19 ans, nous plongeons au cœur d'une génération qui transforme la survie en acte de résistance.

À 7 h 57 le dimanche 12 juillet 2026, le camp de déplacés de Bois-Verna s'éveille lentement. Sous les bâches usées qui servent de toit, les premières voix se mêlent aux bruits des marmites que l'on prépare et des enfants qui courent dans les allées étroites. L'humidité de la nuit laisse encore des flaques d'eau entre les abris de fortune, construits avec quelques planches, des bâches en plastique et des morceaux de contreplaqué rongés par les intempéries.