Interrogé sur les causes de la détérioration de la sécurité alimentaire à travers le pays, Harmel Cazeau, coordonnateur général du Conseil national de la sécurité alimentaire (CNSA), a cité entre autres la violence généralisée, la baisse du pouvoir d’achat de la population et les aléas climatiques, qui affectent négativement la production locale. Sur la localisation des 1,8 million de personnes en phase d’urgence alimentaire sont  recensées dans les camps de déplacés, a indiqué M. Cazeau. Il a précisé que les communes de Port-au-Prince, de Cité Soleil, de Tabarre et de Croix-des-Bouquets concentrent près de 25 % des cas d’urgence alimentaire.