Pierre Jacques Chéry En pleine semaine de la Journée mondiale contre la faim, l'Espagne, en bonne position dans l'Euro 2012, se rebelle et décide de ne pas laisser la faim et la misère attaquer son peuple, déjà meurtri par les conséquences d'une crise économique mondiale. Le vainqueur de la Coupe du monde 2010 ne veut pas boire jusqu'à la lie,l'amère coupe des rigueurs budgétaires, qu'on voudrait lui imposer à travers un plan d'austérité, comme celui qui déjà malmené la Grèce et ses 10 millions d'habitants, une population pareille à celle d'Haïti. Le pays de la Reine Sophia dit Non à la faim dans laquelle veut l'entraîner la crise financière planétaire, son déficit budgétaire élevé et sa situation actuelle d'insolvabilité. Le pays de la première dame Sophia St Rémy Martelly a aussi, déjà dit « Aba grangou » et se doit lui aussi de dire fermement Non au misérabilisme dû au manque d'argent pour financer la croissance en Haïti. L'économiste Joseph Stiglitz ancien conseiller du président Bill Clinton et prix Nobel d'économie est catégorique, « Pour éliminer la faim, il faut s'attaquer aux racines du problème et pour ce faire il faut promouvoir la croissance en finançant adéquatement et de façon soutenue l'économie d'un pays » ajoutant qu'il faut «Mettre fin à la pratique discriminatoire de l'économie vaudoue », appliquée aux petits pays et qui consiste à saupoudrer avec des millions, là où il faut solutionner avec des milliards. Le président Michel Joseph Martelly a donc raison de dire que ce sont des milliards de dollars qu'Haïti doit attirer, parce qu'un «Etat sans moyen de servir la population est condamné à toujours être un état faible et servile ». Les économistes de la Banque mondiale(B.M.) s'accordent également sur le fait que pour sortir une économie du marasme et de la stagnation, on doit la financer massivement et de façon soutenue.. Il faut lui injecter, pendant au moins 3 années consécutives, l'équivalent de 3 700 dollars l'an, soit autour de 11 000 dollars US, pour chacun des habitants. « Fok Pèp la jwenn », comme le soutient le Premier ministre Laurent Salvador Lamothe, qui affirme « Que le développement du pays passe par la coordination d'actions concrètes et rapides, la création de projets porteurs, avec un partenariat public -privé, susceptible de permettre à Haïti de se hisser au rang de pays émergents d'ici 2030 ». Extraordinaire, voilà un objectif noble et réaliste, mais qui nécessite clairement l'injection pandan 3 lane, tèt kalé ,d'environ 11 000 dollars par Haïtien, soit un financement global de plus de 110 milliards de dollars, vu sous l'angle de la Banque de Bretton Woods. Selon deux experts du Fonds monétaire international, le FMI, dont Haïti siège au conseil d'administration et qui a des réserves de plus de 720 milliards de dollars disponibles, le « Projet porteur le plus évident , le plus fiable, le plus inclusif, le plus durable et le plus sûr qui soit, est la construction dans tout le pays, de logements sûrs, décents et d'infrastructures de service, à bâtir pour un marché, déjà existant, de plus d'un million de familles haïtiennes », une initiative du « Partenariat Public-Privé », dont ils évaluent le coût à moins de 120 milliards de dollars. Le Bâtisseur Laurent Lamothe à qui le président Martelly a dit « Laurent ,je compte sur toi », devrait, lui, pouvoir compter sur un « task force », du type évoqué par la ministre des Finances, Marie Carmelle Jean Marie pour aller chercher au FMI, qui s'estime satisfait des performances d'Haïti, l' enveloppe des 120 milliards de dollars qui nous sont donc nécessaires pour réaliser des investissements publics dans le logement et pour bâtir Haïti.Le Fonds, dont la récente mission s'est «Engagée à soutenir les hauts responsables dans l'amélioration de la capacité d'exécution du Programme d'investissement public » a, en solidarité avec la Grèce, récemment débloqué autour de 150 milliards de dollars pour aider les Grecs à faire face à leur situation d'insolvabilité, liée à leur lourde dette de 620 milliards de dollars qui, pour 10 millions de contribuables, passe à 770 milliards de dollars. Alors, pourquoi pas 100 milliards de dollars pour débloquer Haïti et ses dix millions d'êtres humains? FMI, siw satisfè vre, prouvel, comme il faut, sans hypocrisie, ni discrimination. Faites votre véritable travail de financement, FMI., d'autant que le G-20 a largement donné à l'Institution, des fonds additionnels pour remplir sa mission de financer les pays qui ont besoin d'argent pour assurer leur croissance et se développer par des projets concrets, productifs, créateurs d'emplois, de richesse, de valeur ajoutée. Le besoin de logements est là et répond à tous ces critères. La construction d'un million d'unités à la capacité d'absorption des 100 à 120 milliards de dollars et aussi la capacité de remboursement de cet investissement sur moins de 30 ans.De plus, l'action concrète de création du « Conseil de développement économique et social », annoncé par le P.M. peut rapidement doter le pays d' un organe capable d'être l'interface, à même de donner à notre champion, Laurent Lamothe, accès à de tels fonds et toute la latitude nécessaire pour se lancer dans une telle entreprise digne de son titre présidentiel de Bâtisseur. Il pourra honorer la confiance du président, déployer ses deux« L », combler les attentes légitimes de notre peuple plus que patient, lancer la croissance et « Fè Ayiti dekole ». L'Espagne, champion dans différentes disciplines sportives et pays du champion de tennis Rafael Nadal, sait que la meilleure défense c'est l'attaque. Il passe à l'action et demande 125 milliards de dollars, pour financer ses banques et relancer son économie. L'Euro-groupe appuie, les Etats Unis approuvent, l'Allemagne supporte. Des Laurentides aux bords du St. Laurent québécois, le Canada observe, attentif, la réaction et la stratégie proactive du pays de Lope de Vega qui anticipe et n'attend pas la chute, mais se lève et réclame haut et fort les moyens dont il a besoin pour faire face à ses problèmes. Pourquoi pas nous ? Exigez plus-obtenez plus, sait dire Digicel qui prône l'extraordinaire au quotidien L'Espagne s'organise pour continuer à offrir le meilleur à son Peuple extraordinaire, un exemple qu'Haïti gagnerait à suivre en demandant,comme l'Espagne vient de le faire, une enveloppe adéquate de 100 à 120 Milliards de dollars pour, dans le cadre d' un Plan haïtien de développement économique durable 2012-2015, financer nos banques qui, de concert avec une nouvelle « Banque nationale de développement », lanceraient un « Grand Chantier National de Construction et de Logement ». On pourrait générer des emplois, lutter contre la faim, créer la croissance, la richesse et mettre Haïti à l'heure des O.M.D 2015, de l'ONU et en route vers le statut de Pays Emergent, d'ici 2030. Le président Michel Joseph Martelly veut faire du pays « un asile pour le capital international ».Le Premier ministre Laurent Lamothe passe déjà à l'action et met sur pied le CDES qui va rapidement se révéler être l'outil de concrétisation du rêve économique haïtien. Ainsi, selon le président, « Le gouvernement Martelly-Lamothe pourra enfin sortir l'Haïtien de sa douloureuse et pénible situation. » Nous devons prendre l'initiative, défendre nos intérêts, résolument, jour après jour, divorcer d'avec notre comportement de victime résignée, très connu et désigné sous l'appellation de «résilience». Traduisez, notre capacité de peuple à «vale lamizè», sans réagir valablement, tout en persistant à rester du mauvais côté de l'histoire. Les Espagnols, eux, se ressaisissent et cherchent les moyens de se battre, l'argent nécessaire pour se restructurer et honorer leur dette. Décision courageuse, lucide, réaliste et intelligente d'un peuple et de ses dirigeants qui se lancent dans un nouvel emprunt de 125 milliards,malgré le discrédit raciste, qui, au cours des 3 dernières années, essaie de faire passer l'Espagne pour un pays insolvable, indiscipliné, corrompu, et mal géré. Plusieurs pays méditerranéens dont le Portugal, l'Italie et la Grèce ont été la cible de racistes économiques qui les ont dénigrés et qualifiés de « pays-cochons ». Leurs peuples plutôt bronzés, basanés donc pas très blancs, ont vu les initiales de leur pays P.I.G. et S, du nom anglais Spain de l'Espagne, servir de thème d'une vaste campagne de stigmatisation qui les a affaiblis, enfoncés et maintenus dans la crise qui semble vouloir terrasser la Grèce. Fort heureusement, la Solidarité de l' Union européenne a permis aux Grecs de trouver 150 nouveaux milliards de dollars et bientôt octroiera 125, à l'Espagne, pour lutter contre la faim et la misère. A quand donc une Solidarité hémisphérique de notre Union américaine, l'OEA, pareille à celle du Vieux Continent? L'OEA, la BID ont les moyens de financer Haïti, à hauteur de 100 milliards de dollars, sur 3 ans, pour une extraordinaire «Opération de libération de l'Amérique», de son seul PMA.Ce serait tout à l'honneur du Continent et le bonheur des investisseurs qu'ils mobiliseraient et qui pourraient mieux rentabiliser leurs placements. La visite récente de la reine d'Espagne en Haïti était comme un wake-up call, un signal de réveil donné à « Un pays trop longtemps endormi, complaisant dans la compromission et dont les enfants enfin réveillés ont décidé de prendre en main leurs destinées, en assurant tous les risques » constatait le chef de l'Etat dans son discours d'installation du nouveau gouvernement. Haïti va-t-elle donc se résoudre à demander à l'instar de la Grèce, 150 ou de l'Espagne 125, les 100 milliards de dollars qui pourraient sur 3 à 4 ans financer un véritable« Plan national de logement » conforme au rêve de bâtir le pays du président Martelly et du Premier ministre Lamothe ? Axé sur un projet sérieux de construction à grande échelle d'infrastructures de services établies autour d'un million de maisons construites au niveau des 10 départements, un tel plan génèrerait plus de 2 millions d'emplois, pour des Haïtiens et aussi pour des compétences venues de tous les pays du système des Nations unies. Tous les secteurs de la vie nationale y gagneraient et le commerce international aussi. « Quand le bâtiment va, tout va » disent avec raison, les Français. « Bâtir des maisons, c'est construire le devenir de notre nation, assurer notre futur et l'avenir de nos enfants. Alors, trouvons l'argent, là où il est et développons notre cher Québec», disait en 1950 le Premier ministre canadien Louis St.Laurent, prônant une plus grande autonomie de son pays vis-à-vis l'assistance de la Grande Bretagne. Le P.M Laurent Lamothe vient de signifier aux G-12 sa volonté de « sortir Haïti de « Sa dépendance absolue » vis-à-vis de l'aide humanitaire, renforçant ainsi le président Martelly, qui a déjà demandé à son gouvernement, qu'au chapitre international, « Les efforts nécessaires soient faits » pour sortir notre partenariat économique de «sa logique actuelle d'assistance vers une logique d'investissement ». Lucide et réaliste, le président a compris que l'assistance humanitaire, l'APD, avec seulement 210 milliards de dollars pour plus de 155 pays ne peut, malgré sa générosité, porter à elle seule le fardeau de notre sous-développement. Elle fait de son mieux mais manque d'argent. Seul les marchés, les Fonds Souverains, les Fonds de Pension et les Grandes Institutions internationales de Prêts disposent de l'argent qu'il nous faut. Nous devons écouter et prendre en compte les éminents propos du Coordonnateur Spécial de l'aide américaine en Haïti, Thomas C. Adams qui, à maintes reprises a affirmé au Canada et sur HPN, que« L'aide internationale ne suffit pas », insistant que si notre pays « veut retrouver le chemin de la prospérité, il doit rebâtir son économie ». Nou tandé ? Bann Sen Toma. L'avis de cet expert du département d'Etat, qui maîtrise la réalité économique haïtienne doit être écouté. Rebâtir notre économie veut dire, y mettre toute la quantité de matériaux nécessaires, autrement dit, tout l'argent qu'il faut. Il nous faut donc prendre les décisions courageuses qui s'imposent, à savoir changer de paradigme économique. Nous devons «Varier nos sources de financement», comme nous le conseillait, le 12 juillet 2010, le président Bill Clinton et nous lancer dans un « grand emprunt », comme l'ont fait l'Espagne, le Québec, l'Irlande ou la Grèce. Mais en plus des sources institutionnelles, il existe aussi l'épargnant individuel qui cherche simplement, un bon taux d'intérêt pour son argent. Nous pouvons l'attirer, en mettant par exemple à contribution les Bons B.R.H, les proposer à un taux attractif sur le marché international pour capter des capitaux, créer une « Banque nationale de développement» , afin de recevoir les Fonds, les canaliser, les gérer en toute transparence, créer beaucoup d' emplois. En partenariat avec nos banques existantes, nous pouvons investir, faire fructifier, puis rembourser l'argent, garanti par la Bonne Foi et le Travail du peuple et du gouvernement d'Haïti, avec en plus des intérêts supérieurs aux 3% à 5% pratiqués actuellement sur les marchés financiers. L'exécutif peut proposer au législatif, au judiciaire aux Collectivités territoriales, aux partis politiques, à la Société civile et à la presse, un Plan de développement national de 100 milliards de dollars sur 3 à 4 ans, capable de mettre du pouvoir d'achat entre les mains du peuple tout entier et nous permettre de « reconstruire notre bien commun, Haïti » seul mandat du Premier ministre, disait le président. « Fok pèp la jwen ». Ce cri du Chef du gouvernement peut rapidement devenir une réalité, avec un bon financement et garantir à la population, tous les « E » nécessaires à la prospérité : l'Emploi pour les adultes, l'Education pour les Enfants, dans un Environnement écologique approprié, respectueux de l'Etat de droit dont nous rêvons tous et que promeut et promet son Excellence Michel Martelly. Nous devons agir comme l'Espagne l'a fait, : réclamer 100 milliards de dollars, nous battre pour trouver cet argent capable de bâtir Haïti et en faire un pays émergent d'ici 2030. Ainsi, comme l'a dit Martelly en installant Lamothe et les ministres,« Les générations futures verront la 2e année de mon mandat comme le début de la Renaissance...si tous ensemble nous joignons nos efforts et menons la bataille pour une Haïti prospère , avec tout le talent, toutes les ressources que Dieu nous a donnés ». L'Euro 2012 s'est donnée des ressources de 140 milliards de dollars pour 3 semaines de show sportif. Facebook convoite 100 milliards. Les J.O. d' Angleterre doublent la mise, cet été. Et Nous, Peuple éternel, valons-nous moins que ces choses passagères? Ne pouvons-nous pas chercher et trouver 100 milliards de dollars ? « Sak gen la pou n pa ka fè a ? », disait président Martelly dans son discours d'installation. Oui, dim non. Le peuple attend de sortir du misérabilisme, de la mendicité et de la précarité liés au manque de moyens financiers, pour finalement entrer dans l'ère de prospérité que peuvent apporter 100 milliards de dollars d'investissements publics transparents, générateurs de richesse, de croissance, d'emplois, de revenus et de bien-être, tant pour nous, que pour des entreprises internationales venues nous aider à bien faire le développement national. «fè byen sa wap fè, fèl byen siw son bon ayisyen», dit la chanson. Le nouveau gouvernement- Grenadiers, pour bien faire son travail, va donc monter à l'assaut de la misère, gérer le quotidien précaire, tout en préparant l'assaut aux marchés financiers internationaux. «Alasso soufrans tout manman pitit, alasso chomay ; alasso lamizè », a commandé le chef de l'Etat » qui faisait aussi « Appel à nos frères et soeurs répartis à travers le monde pour l'aider à bâtir cette nouvelle Haïti », dirigée par une équipe qui « crée des opportunités pour la majorité », un gouvernement « Pro -marché ». L'Espagne qui,via le AECI nous a beaucoup soutenus et aidés, nous indique le chemin des marchés. Le pays de Lope de Vega prend son courage à deux mains, réclame 125 milliards de dollars des « marchés » pour solutionner des problèmes, au lieu de passer son temps à se plaindre. L'éminent professeur d' espagnol, M. Louis Lamothe me signala une fois qu'il n'était pas intelligent de seulement se demander le pourquoi des problèmes et difficultés de la vie, mais qu'il était beaucoup plus logique et productif de se dire : ourquoi pas la solution ? Gracias Maestro. Alors, pourquoi pas, la solution de 100 milliards de dollars, pour faire passer notre pays de la lutte contre la faim au stade de victoire de la prospérité? Pourquoi pas des Bons BRH à 8% l'an, sur 8 ans, à la disposition des épargnants du monde entier, une aubaine, à un moment où les Bons du Trésor à 10 ans offraient seulement 2 % l'an, pendant le séjour à N.Y. et Washington du P.M. Lamothe, la semaine dernière? Si, sur Facebook, les B.R.H Bonds de Haïti étaient déjà en promotion à 8% l'an, l'excellent travail de « diplomatie d'affaires » déjà réalisé par le chancelier Lamothe, tap tou lagé, pourquoi pas, yon 8 milliards de dollars, nan Bons BRH yo et nan banque nou yo. Pourquoi pas des Bons haïtiens, des «Facebond», sur internet? pour une nouvelle facette du pays, « the new face of Haïti » ? Pourquoi refusons-nous de prendre une initiative innovante, attractive, compétitive, pour pouvoir faire face aux problèmes qui nous assaillent et trouver la motte d'argent qui nous fait besoin. Nous devons « assurer le bien-être social et le développement de tous les enfants du pays » tel qu'envisagé par le gouvernement Martelly- Lamothe » qui s'engage à «jouer pleinement son rôle » de catalyseur, ce dans la transparence la plus totale. L'Equipe de la Banque de la République d'Haïti (BRH) et le gouverneur Castel Charles nous ont façonné un joyau d'instrument financier, un outil performant, efficace, capable de capter compétitivement du cash sur les marchés internationaux. Nous devrions nous en servir. Alors, pourquoi pas un task force de haut niveau, pour lancer internationalement les Bons BRH, gagner le pari de la compétitivité et mettre Haïti sur les rails de la croissance, « Indispensable à la stabilité sociale et économique de notre pays» selon la ministre des Finances, Carmelle Jean Marie ? lors de son installation par le ministre du Commerce et de l'Industrie Wilson Laleau. Nous aussi, comme l'Argentine, le Brésil, le Canada, l'Espagne, les Etats Unis, la France, la Hollande, l'Italie, le Japon, etc nous avons le devoir de chercher directement des capitaux, trouver 100 milliards de dollars pour consentir des investissements massifs .dans la construction de notre pays. « Sak gen la nou pa ka fè a?». C'est impératif qu' «Haïti doit faire appel au capital nécessaire pour investir, en vue de profiter des avantages comparatifs dont elle jouit... remettre l'économie sur la voie de la prospérité et de la stabilité, car il est indispensable de trouver les moyens pour affronter les défis, sinon c'est l'échec » nous enseignait déjà le professeur Wilson Laleau, le 12 décembre 2006, lors de sa conférence à l'Institut français en Haïti. Le ministre nous avait averti et le Premier ministre a bien prévenu que «L'échec n'est pas acceptable » Choisissons donc le succès. Captons des fonds, collectons l'argent par les BRH Bonds, the « Best Return Healing Bonds », le meilleur taux du marché. Ann Fèl à 8% l'an sur 8 ans. Ann kwazé le 8, avec le chiffre du président, mettons en route une campagne de lancement de nos Bons du trésor et marchons, avec détermination vers les 8 OMD de l'ONU, étape significative, pour devenir un pays émergeant en 2030. « L'Etat doit assumer ses responsabilités » tonnait Nancy Roc, à la 609e édition de Métropolis. En fait, « C'est à l'Etat haïtien de proposer un plan de développement, de penser à autre chose que de continuer d' être uniquement sous la perfusion humanitaire des derniers 25 ans, mais d'entrer dans un paradigme nouveau et choisir entre le bien et le mal », soutenait le professeur Frédéric Boisrand, un des intervenants au Colloque sur les ONG, tenu à Mont réal, Québec, à l'occasion de la Journée internationale de Lutte contre la faim. « Haïti doit chercher d'autres sources de financement », disait Albert Ramdin de l'Organisation des Etats américains. En attendant un grand élan de Solidarité de notre Union américaine, l'OEA, pareil au support de l'Union européenne à la Grèce et l'Espagne, pourquoi ne pas nous unir autour d' une stratégie d' accès d' Haïti aux capitaux des marchés financiers, ou des fonds Souverains d'Etat comme celui du Canada, ou même de la Norvège, doté de 895 milliards de dollars placés à moins de 3%. Pourquoi pas une émission des Bons du Trésor haïtiens pour collecter une partie de l'épargne mondiale estimée à 18 998 milliards de dollars, fin mai 2012. Sak gen la poun pa ka fè a? Le Québec a su financer valablement son développement grâce à des emprunts par bons du trésor. Il a assumé sa responsabilité en faveur de sa population, et sa dette de 245 milliards de dollars est courageusement supportée par ses 8 millions d'habitants. Donc, dix millions haïtiens peuvent,pourquoi pas, porter la responsabilité de 100 milliards de dollars. Je me souviens que Mme la Gouverneure Michaëlle Jean a, maintes fois, fait appel à notre « sens de la responsabilité ». Il est temps d'assumer finalement nos responsabilités. Sak gen la n pa ka fè a ? Jour après jour l'économie américaine se ressource par ses Treasury Bonds et alimente la croissance globale de la planète. On se rappelle encore la saga de mai -juillet 2011 et l'inquiétude mondiale, si le relèvement du plafond d'émission proposé par la Maison blanche n'était pas voté par le Congrès Américain. Les Bons BRH peuvent aussi nous permettre de réaliser cette performance de financer notre économie, au quotidien, développer Haïti et relever le défi d'en faire un pays émergent d'ici 2030.Nous devons simplement prendre la bonne décision, mettre les bons BRH, à la portée du marché international. Depuis 1898, l'invitation de contracter un « grand emprunt» pour développer le pays nous a été faite par notre barde national, Oswald Durand qui écrivait dans la 1ere édition du journal Le Nouvelliste « Un grand emprunt nous sauverait sans porter atteinte à notre dignité et à notre autonomie ». Il nous offrait de réaliser l'extraordinaire. Malheureusement, seuls les « Ti zwézo nan bwa » l'ont écouté, mais pas nos dirigeants qui ont préféré maintenir le peuple dans la misère, et cela leur a valu, aujourd'hui, le verdict indigné du président Martelly, à Verrettes « Ce sont tous des crétins ». Allons-nous continuer à être des crétins irresponsables, des « incorrigeables » chanterait Ti Paris? Pourquoi ne pas, enfin suivre les conseils du professeur Camille Charlmers, changer de mentalité et de comportement? Pourquoi pas une « Conférence nationale » des choix économiques?, clonant l'idée du Docteur Turneb Delpé et réalisée en soutien à l'exécutif qui admet honnêtement, reconnaît et atteste être «face à la nécessité d'une autre politique et l'absolu impératif d'une alliance historique entre nous » poun Fè Ayiti dékole. « Sky is the limit » disait Olivier Martelly sur Matin Caraïbes. Il sera, en juillet à Jérémie, la ville de l'écrivain français Alexandre Dumas qui, en 1846, dans son livre le Comte de Monte Cristo projetait déjà notre pays, comme paradis de l'Investissement, comme son Père - président qui veut faire du pays une « Terre d'asile du capital international ». Alors, décidons-nous et faisons-le, par un grand emprunt et avec nos Bons. Ce serait un « grand sursaut national », pour reprendre Oswald Durand et l'occasion de nous préparer finalement, à investir adéquatement dans notre développement, car comme l'a écrit Jean Claude Boyer « Le vrai levier à actionner est... l'investissement » Décidons-nous à enfin choisir le bien, la croissance, la prospérité, le progrès, la voie des Bons BRH, la route de l'extraordinaire, qu'attend la population haïtienne, parce qu' « Elle mérite mieux et elle aura mieux », s'est engagé Martelly. A la veille du carnaval des fleurs et des fêtes patronales, unissons-nous pour lutter ensemble contre la faim, jour après jour et pour fêter la vie en rose, avec un carnaval de capitaux et de « l'argent intelligent» amenés au pays, par des Bons du Trésor bien lancés, gérés dans la transparence, investis au profit du peuple, afin que, selon le voeu de Son Excellence Michel Joseph Martelly, dès la fin de 2012, « deuxième année de mandat, le quotidien des Haïtiens soit nettement meilleur qu'il ne l'est aujourd'hui ». Espérons-le et travaillons ensemble avec nos autorités pour atteindre l'extraordinaire. Dieu Bénisse Haïti.