A vos marques: prêt? partez ! Les sprinteurs et les marathoniens connaissent bien ce signal. En début de semaine, le Premier ministre Laurent S. Lamothe, pas avec les mêmes mots, a annoncé une course: celle de la reconstruction prochaine de nombreux bâtiments publics détruits par Goudougoudou, le 12 janvier 2010. Est-ce qu’il y a des entreprises haïtiennes sur la ligne de départ ? Combien sont-elles ? Quelle part de marché pourront-elles capter ? On ne sait pas.

Cependant, ce n’est pas nécessaire d’être dans le secret des dieux pour dire des « miettes ». Déjà mal en point avant le séisme, les entreprises de construction haïtiennes sont aujourd’hui orphelines. Ou presque. Si elles ont eu accès à des lignes de crédits des banques de la place -« heureuses » de leurs surliquidités- pour se recapitaliser, s’agrandir, cela n’a pas fait de bruit. On ne sait pas non plus si l’Etat a mis des lettres de garantie à la disposition des entreprises  pour aider à la révalorisation du secteur dans un pays démoli par goudougoudou.