Le président de la République, Michel Joseph Martelly, a convoqué le Parlement à l'extraordinaire cette semaine. Au menu de la convocation, la loi sur le blanchiment d'argent, celle sur le système bancaire. Conjoncture oblige, une fenêtre est ouverte par l'exécutif pour que les législateurs planchent sur la ratification de leurs trois représentants au CEP. Mais voilà, les députés sont en vacances, non méritées, selon certains. Si l'absence de coordination avec le bureau de la Chambre basse avant d'annoncer cette séance reportée entre-temps au lundi 15 octobre 2012 pour rameuter tout le monde est effectivement regrettable, l'affaire illustre une chose : ces deux pouvoirs traînent malheureusement les pieds quand il s'agit de plancher sur des dossiers utiles.
Plus de trois mois après l'alerte donnée par l'ex-ambassadeur américain Kenneth H. Merten en disant qu'Haïti risque de tomber dans un "tiouboum", l'isolement, l'incapacité d'utiliser les services numériques pour effectuer des transactions financières si la loi sur le blanchiment d'argent n'est pas votée par le Parlement, on se demande pourquoi ce texte n’est soumis que maintenant. Que faisait le ministre chargé des Relations avec le Parlement? N'est-il pas porteur de dossiers, courroie de transmission autant que chercheur d'appui à l'exécutif? Le fait est qu'il est plus polémiste et politique qu'autre chose. Et à un niveau plus élevé, cette convocation tardive est l'illustration d'un grave problème de management.


Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.