En présence de nombreuses personnalités haïtiennes et étrangères, dont la secrétaire d’Etat américaine Hillary R. Clinton et son mari Bill Clinton, l’ex-président René Préval ainsi que des hommes d’affaires haïtiens et étrangers, le président haïtien, Michel Martelly, a procédé à l’inauguration du parc industriel de Caracol hier lundi. La plus grande entreprise de sous-traitance de la Caraïbe, susceptible de générer environ 60 000 emplois à la fin de ses travaux de construction dans cinq ans. Ce projet, conçu sous la présidence de René Préval en 2008, permet actuellement à plus d’un millier d’ouvriers de gagner le minimum vital. Le gouvernement américain, la Banque interaméricaine de développement, la compagnie coréenne d’assemblage SAE-A et le gouvernement haïtien ont d’une façon ou d’une autre contribué à cette initiative de création d’emplois dans ce pays où le chômage fait rage. Michel Martelly bat la grosse caisse à l’occasion de cette inauguration, se décernant un satisfecit en se basant notamment sur les travaux de l’agrandissement de l’aéroport international du Cap-Haïtien, la construction prochaine d’un hôpital de référence dans le département du Nord, y compris les travaux de restauration du Parc national historique, susceptibles de relancer le tourisme dans la zone.
Ceux qui sont à la recherche du travail accueillent l’inauguration du parc de Caracol avec beaucoup de satisfaction. La population des zones avoisinantes en particulier et celle du Grand Nord en général s’informent de temps en temps sur les avis d’embauchage lancés par les entreprises fonctionnant au sein du parc. Par contre, du côté des altermondialistes le débat s’accentue sur le salaire de misère proposé habituellement par les entreprises de la sous-traitance sans pour autant proposer une alternative à ceux-là qui se livrent en haute mer à la recherche d’emplois sur des embarcations de fortune pour tenter d’atteindre les îles Turcs and Caicos, les Bahamas ou les autres pays de la Caraïbe. Quand nos compatriotes ne prennent pas la mer, ils sont allés subir les pires humiliations dans les champs de canne en République voisine. Dans la situation actuelle de l’économie haïtienne où il n’y a pas d’investissement au niveau agricole, le début d’industrialisation amorcé sous la présidence de Jean-Claude Duvalier a été stoppé à la suite de la libéralisation du marché par le fameux ministre Lesly Delatour; alors entre la multiplication d’usines d’assemblage, l’exode en République dominicaine ou les voyages clandestins sur des embarcations de fortune que proposent les altermondialistes ?


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