Être commissaire du gouvernement n’est guère un poste prestigieux. La valse des nominations et révocations des derniers mois contraignent ceux qui occupent cette fonction à un exercice d’équilibre digne des plus grands funambules. C’est honteux. Un commissaire du gouvernement devrait être une personnalité de grande envergure et non un rigolo qui, pour garder son poste, doit s’occuper de la petite délinquance, inventer des délits qui rappellent ceux existant dans les sociétés islamiques, où la charia est appliquée à la lettre.

Le dernier des commissaires révoqués, Me Jean Renel Cénatus - appelé aussi Zokiki parce qu’il a fait des fêtes organisées par les adolescents après l’école son plus grand dossier - plus lamentable que comique, a réussi à rester en poste un peu plus longtemps que ses prédécesseurs jusqu’à ce que, sous un prétexte farfelu, le ministre de la Justice le démette de ses fonctions. Il a bénéficié d’une empathie du public, empathie méritée  pour avoir su trouver comment ne pas s’occuper de dossiers dérangeants, comment ne pas mécontenter les uns et les autres, surtout ses supérieurs.