En appliquant une mesure conservatoire à l’encontre du président du « Conseil électoral permanent », Josué Pierre-Louis, relative à l’enquête sur l’accusation de viol portée contre lui par Marie Danielle Bernardin, le juge d’instruction Joseph Jeudilien Fanfan vient de franchir une nouvelle étape dans ce dossier. L’accusé n’est plus libre de ses mouvements, en raison de cette décision du juge instructeur. Nombreux sont les magistrats instructeurs qui, pour des raisons diverses, ont pris cette mesure dans le cadre de leur enquête. D’un juge à un autre, cette décision varie en fonction de la gravité de l’accusation et surtout du statut de la personne incriminée. Compte tenu de son poste de président d’une institution électorale quoique non encore opérationnelle et contestée, l’accusé aurait pu ne pas être frappé par cette mesure. Ancien ministre de la Justice du gouvernement Conille, Josué Pierre-Louis jouit de la notoriété nécessaire qui empêchait n’importe quel juge d’instruction d’agir de la sorte à son égard. D’ailleurs, son refus de démissionner de la présidence du CEP, malgré la demande de l’Office de la Protection du citoyen ainsi que d’autres personnalités et institutions de la société, prouve que Me Pierre-Louis reste et demeure une personnalité publique avec un domicile fixe. Personne ne peut contester une décision prise par un juge d’instruction dans l’exercice de ses fonctions. Cependant, les mauvaises langues diront que le juge instructeur prend cette décision au moment où Marie Danielle Bernardin est absente du pays et Me Josué Pierre-Louis présent à son poste au « Conseil électoral permanent ».
Veut-il tenter d’effacer les doutes qui pèsent sur lui par rapport à des liens qu’il aurait tissés avec Me Josué Pierre-Louis ou s’agit-il d’une étape décisive dans le cadre de la manifestation de la vérité sur ce litigieux dossier qui oppose Me Josué Pierre-Louis à Marie Danielle Bernardin ?


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