Les nombreuses pertes en vies humaines enregistrées en septembre 2004 aux Gonaïves lors du passage du cyclone Jeanne, les ravages causés en août et septembre 2008 par les cyclones Anna, Ike, Gustav et Fay ajoutés à la catastrophe du 12 janvier 2010 devraient pousser les autorités haïtiennes à définir de nouvelles politiques en matière environnementale et à réexaminer le budget alloué à ce secteur. Récemment, à la fin du mois d’août de cette année, une simple dépression tropicale, Isaac, nous a laissé un bilan assez lourd: 19 morts. Deux mois plus tard, le cyclone Sandy a causé la mort de 52 personnes, la perte la plus lourde de la zone, alors que l'oeil du cyclone n’était pas localisé dans le pays. Que ce soit en milieu urbain ou en milieu rural, les principales victimes des catastrophes naturelles remettent en question le problème de l'habitat. Les débats, fora et tables rondes réalisés pendant ces dix dernières années sur la question de l’environnement devraient permettre au gouvernement de prendre des mesures, au Parlement de voter des lois capables de corriger l’anarchie qui sévit dans le pays en matière de construction de logements depuis le règne des Duvalier et sous les différents gouvernements populistes qui se sont succédé.
On n’est pas besoin d’être expert en aménagement du territoire pour savoir qu’après le tremblement de terre du 12 janvier 2010, une législation sur la construction de logement se révélait une décision importante que le gouvernement devrait adopter. A part quelques rares exceptions, les nouvelles constructions réalisées un peu partout à travers le pays après le tremblement de terre ne tiennent pas compte de la qualité du sol pour déterminer le modèle de construction qui convient. Il n’y a ni autorité gouvernementale ni pouvoir local qui interviennent à ce niveau. Les constructions dans les mornes ainsi que celles effectuées dans les zones du littoral se poursuivent sans inquiétude. Aucune ville du pays n’est divisée en zone résidentielle et zone commerciale et industrielle comme cela a été le cas, il y a cinquante ans.


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