L’intervention du groupe majoritaire à la Chambre des députés dans les négociations qui se déroulent entre les pouvoirs exécutif et législatif, sous la médiation de Religions pour la paix, afin de parvenir à la formation d’un Conseil électoral devant organiser les élections pour les collectivités territoriales et le renouvellement du tiers du Sénat constitue les prémisses d’une année législative très mouvementée. En s’adressant par lettre au président Michel Martelly pour lui demander de surseoir aux négociations, en attendant l’entrée en scène à la Chambre basse d'un nouveau leadership, au lendemain du 14 janvier 2013, le groupe des Parlementaires pour la stabilité et le progrès (PSP) veut bien annoncer la couleur dans le but de réorienter la représentativité de cette assemblée législative dans ces pourparlers. Le calcul de ce bloc parlementaire en gestation à la Chambre basse réside dans le contrôle du bureau après l’ouverture de la session législative le deuxième lundi de janvier, comme c'est la coutume. Si le groupe majoritaire parvient à contrôler le bureau, il va devoir désigner à nouveau les représentants de cette assemblée législative dans les pourparlers par l’entremise du nouveau président.

Dans ce cas de figure, la désignation de nouveaux membres à ces négociations peut tourner au vinaigre et plonger la Chambre des députés dans une véritable crise institutionnelle. Comment demander à un député membre d’une commission de négociations de se démettre de ses fonctions en raison d’un nouveau leadership au sein d'une assemblée ?