Les petits pas qui ont révolutionné le monde Le monde change autour de nous parce que les besoins d'hier sont différents de ceux d'aujourd'hui. L'enfant ne commence à se concevoir d'une autre manière qu'après l'âge de huit (8) mois, et le primitif s'identifie souvent à l'esprit qu'il projette sur un arbre ou sur un animal. Le réalisme que l'on dit commun est le produit des civilisations et des réflexions multiples. Ce sont les penseurs présocratiques de l'antiquité grecque qui ont, les premiers, soulevé le problème du réalisme et tenté de définir la réalité. Platon considérait que notre première évidence consiste en la sensation de soi, c'est-à-dire de la conscience de l'idée. Toute la réflexion d'aujourd'hui tend à démontrer le parallélisme des lois du réel avec celles de l'esprit humain. La réalité du monde sensible reste fondée sur cette adéquation. Si nous sommes loin de la perfection, il faut des améliorations constantes et quotidiennes à partir de nouvelles idées ,de nouvelles approches ,de nouvelles constructions et de nouvelles philosophies pour avoir la sensation qu'on s'y rapproche de jour en jour .Le monde n'a pas toujours été ce qu'il est et il ne restera pas tel qu'il est aujourd'hui. Des touches perpétuelles doivent être portées à l'édifice dans le sens de l'intérêt commun en mettant l'accent sur ce qui est nécessaire, en conservant de la meilleure façon qui soit les valeurs à transmettre et en permettant au vécu de passer d'une génération à une autre sans rupture et sans cassure. C'est ce qui fait d'ailleurs l'importance des musées, des bibliothèques, des boulevards et des archives. Ils gardent précieusement et jalousement les événements du passé. La reconversion d'un espace se fait en fonction des besoins du moment. L'espace et l'orchestre étaient là, mais le besoin et la nécessité de les associer n'étaient pas encore créés. Ce besoin et cette nécessité qui traduisent ce manque qui nous pousse vers la création du boulevard septentrional répond à une demande spécifique de sauvegarder certaines images que nous ne voulons pas oublier. Ce boulevard aura une nouvelle vocation par rapport à son usage initial. Cette reconversion peut être intégrée dans un plan à moyen ou à long terme et dans une politique d'aménagement du territoire. La structure septentrionale bénéficie d'autant d'attention en fonction de sa performance en surpassant toute réalisation antérieure dans le domaine musicale. Tout sur le plan de la productivité, de l'ingéniosité, de la longévité et des services fournis à la collectivité. Cette performance doit être homologuée et officialisée par les autorités établies en concrétisant le boulevard septentrional qui se veut une preuve tangible de la constance dans l'effort et un échantillon d'institution privée qui a bravé les intempéries. Les philosophes d'antan avaient une approche pragmatique de la vie. Ils s'interrogeaient sur la façon de bien vivre et de bien penser, mais à côté des avancées intellectuelles, des découvertes et des inventions élargissent le champ des connaissances humaines. Christophe Colomb découvrit l'Amérique, Copernic prouva que c'était le soleil et non la terre qui occupait le centre de l'univers. Tous ces apports et transformations offrirent une perception renouvelée de la réalité. Hugo Chavez, le président du Venezuela qui est mort au pouvoir à la suite d'un cancer a été un grand bienfaiteur d'Haiti. Pour pérenniser son nom le gouvernement a décidé de donner son nom à l'aéroport du Cap-Haïtien et d'ériger un buste à sa mémoire à Port-au-Prince. Cela signifie qu'il rentre dans l'histoire d'Haïti par la grande porte: non seulement il ne sera pas oublié, mais encore les prochaines générations auront à questionner ses actes pour lui donner l'importance qu'il mérite sur l'échiquier des valeurs. Le gouvernement a immortalisé Chavez en Haïti. Bravo ! L'orchestre septentrional n'a peut-être pas autant de mérite que le président Chavez. Cependant, nous ne voulons pas réduire sa perception comme une conduite passive envahissant seulement la conscience qui nous permet de prendre connaissance du réel. Loin de se limiter à la seule activité sensorielle, elle veut compléter et critiquer celle-ci globalement par l'ensemble des expériences acquises et réclamer une place dans le royaume du Nord où il a évolué pour se rapprocher de plus en plus de la perfection en continuant à faire de petits pas. La perfection est un état d'âme, c'est-à-dire l'achèvement au suprême degré de tout être et de toute pensée, l'absolu dans lequel aucune modification n'est possible, aucun progrès n'est concevable. La perfection suprême est pour l'homme l'accomplissement de sa puissance d'agir. Nous sommes très loin de cet objectif. L'orchestre est une voiture qui est mise en marche et qui a encore beaucoup de trajet à parcourir. Nous voulons, à chaque étape du parcours, trouver une motivation supplémentaire pour justifier le sacrifice que certains citoyens ont fait de leur vie en faisant un petit pas à l'image de "Bébé grandit". Trois petits pas historiques et mémorables John Locke, le fondateur de l'empirisme, perçoit l'intellect humain comme une « tabula rasa »: les sens nourrissent l'intellect de données issues de l'expérience. Les concepts et les images spécifiques de l'environnement sont ainsi formés, permettant à chacun de suivre sa voie en interagissant de manière créatrice avec celle-ci. L'intellect humain ne se contente pas de recevoir des informations du monde extérieur, mais aussi de l'intérieur. Le corps réagit à la douleur, au bonheur, à la faim, à la soif... Ces données sensorielles peuvent aussi former des idées simples. Enfin, l'intellect permet d'allier des idées simples à des concepts plus complexes applicables ensuite à la réalité. Locke pense que l'homme ne peut avoir qu'une perception incomplète du monde, celle que lui ont transmise ses sensations. Trois petits pas historiques et mémorables ont marqué un tournant décisif dans le monde .Nous les laissons à votre appréciation. D'abord la radio, qui doit son apparition à un ensemble de découvertes faites à peu près simultanément dans la deuxième moitié du siècle passé. C'est le physicien Faraday qui fit le premier pas en 1845 en formulant les lois de l'induction électromagnétique. Il découvrit qu'un conducteur en mouvement dans un champ magnétique produisait du courant. Dix-neuf ans plus tard, Maxwell montre la parenté entre l'électricité et le magnétisme. Il est le créateur de la théorie électromagnétique. En 1887, Hertz apporte une contribution expérimentale aux lois théoriques de Maxwell en détectant pour la première fois des ondes radio, désignées également sous le nom d'ondes hertziennes. En 1890, le Français Edouard Branly met au point un détecteur d'ondes qu'il baptise COHEREUR, et petit à petit, le principe de la radio se dessine. Le maillon final sera fourni par le Russe POPOV qui inventa le collecteur d'ondes, c'est-à-dire l'antenne. En 1893, l'Anglais Lodge imagine un récepteur complet et trois ans plus tard, POPOV transmet le premier message radio sur une distance de 250 mètres. Simultanément, l'Italien Marconi perfectionne, le cohéreur de Branly et dépose le brevet d'un système de télégraphie sans fil (T.S.F).Le 12 décembre 1901,l'océan atlantique est franchi par radio sur une distance de 4 000 kilomètres entre le pays de Galles et la Nouvelle -Ecosse . Le XXe siècle naît ainsi avec les premiers balbutiements de la radio dont l'apparition des premiers tubes et électroniques comme la diode en 1904 et la triode en 1907 permettra un rapide essor. Il sera alors possible de remplacer l'alphabet Morse par la parole et la musique . Ensuite, Alexandre Graham Bell est un savant d'origine écossaise qui se consacre à l'étude de la transmission de la parole par des moyens mécaniques. En 1892, il accomplit la performance de téléphoner de New York à Chicago pour la première fois. Il inventa le téléphone en 1875 pour lequel il obtint le brevet en 1876. Enfin, la visualisation instantanée d'objets éloignés par transmission électrique est le fruit d'une série de découvertes indépendantes. En 1897, Karl Ferdinand Braum mit au point le premier rayon cathodique. Mais, il fallut attendre 1907 pour que le Russe Boris Rosing fasse la relation entre le tube et la vision électrique à Saint-Pétersbourg. L'année suivante, le Britannique A. Campell Swinton publia dans la revue ''Nature '' un article intitulé vision électrique à distance où il exposa les fondements de la transmission d'images. Ce n'est pourtant que le 27 janvier 1926 que l'Ecossais John Logie Baird fit la première démonstration publique de télévision. Il utilisa un développement de scanographie breveté le 6 janvier 1884. En février 1924, Baird était déjà parvenu à transmettre l'image d'une croix de Malte de plus de trois mètres et en octobre 1925, celle du visage de William Tanton, un adolescent de 15 ans. Le 29 décembre 1923, l'ingénieur américain Vladimir Kosma Zworykin avait déposé pour son iconoscope une demande de brevet qu'il ne reçut qu'en 1938.Le 25 décembre 1926, dans un collège au Japon, Kenjiro Takavanagi réussit à transmettre une image de 40 lignes avec un tube à rayon cathodiques. Le 30 septembre 1929, Baird lança son premier programme via un émetteur de la BBC. Il commercialisa les premiers postes en mai 1930. Imaginez un instant le monde d'aujourd'hui sans radio, sans télévision et sans téléphone si ces petits pas décisifs et cumulés n'avaient pas été. La culture ne saurait se résumer uniquement à la musique mais la musique reste et demeure un élément déterminant dans le monde culturel. Son histoire, son passé, les oeuvres qui l'ont constituée, les musiciens qui se sont sacrifiés et qui ont donné toute la mesure de leur talent sont autant de paramètres qui méritent notre attention et qui sont une source de richesse inestimable comme acquis pour promouvoir notre identité culturelle. Au cinquième sommet des chefs d'Etat et de gouvernement des Etats, pays et territoires de l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC) réalisé en Haiti, le problème a été posé dans la Déclaration de Pétion-ville en ses articles 3 et 4. Nous prenons plaisir à les reproduire sans commentaires pour l'édification de nos lecteurs. Articles 3 : Nous reconnaissons que la diversité culturelle de la région de la Caraïbe est une grande richesse, et de ce fait, nous nous engageons à accroître nos efforts en faveur de la préservation de notre identité culturelle, afin de protéger et de promouvoir ses expressions. Étant consciente que la culture dans ses différentes manifestations constitue une des bases fondamentales de la coopération au sein de la grande Caraïbe...(sic). Culture pour le développement, la célébration de notre diversité et de la promotion du rôle central de notre culture dans le développement économique, social et humain. Nous convenons que cet événement est une opportunité pour l'expression et la célébration de la grande richesse culturelle et de la diversité dans la région de la Grande Caraïbe. Articles 4 : Nous réitérons la volonté d'accomplir les mandats de nos sommets antérieurs et de travailler en vue de stimuler la coopération dans les domaines du patrimoine culturel, de l'éducation, de la science et de la technologie dans les domaines du patrimoine culturel, de l'éducation, de la science et de la technologie dans la Grande Caraïbe. Ces derniers temps, on parle beaucoup de mémoires dans le pays et pour toute sorte de raisons. Sommes- nous devenus subitement amnésiques ?