En bras de chemise pour l’occasion, sourire décontracté, le chef du gouvernement s'est dit honoré de recevoir, chez lui, le président du Sénat français. En bon amphitryon, Laurent Lamothe a mis les petits plats dans les grands pour plaire à son convive. Repas copieux, invités triés sur le volet, etc. « Le gouvernement haïtien est en train de travailler d’arrache-pied afin de rapprocher Haïti et la France et aussi pour renforcer la coopération entre les deux pays qui ont une histoire commune », a déclaré le Premier ministre, qui qualifie cette visite de symbolique. Jean-Pierre Bel, en effet, est à sa première visite en Haïti. Le président du Sénat français, tout en remerciant son hôte pour cet accueil chaleureux, a réitéré la volonté de la France, et celle du président François Hollande en particulier, de franchir une étape supérieure dans les relations des deux pays. « Les engagements de la France envers Haïti vont se poursuivre », a promis le parlementaire français. Plus qu’une simple relation de coopération, le Premier ministre Lamothe souhaite voir, dans un délai proche, l’augmentation de l’investissement français en Haïti, afin d’établir un futur prospère entre les deux pays. Jean-Pierre Bel, venu transmettre un message d’amitié et de reconnaissance envers Haïti, a fait le pari, au nom du peuple français, que les relations d’Haïti avec l’Hexagone vont aller en s’améliorant. Puisque, selon lui, les deux pays ont une histoire commune. Outre le premier des sénateurs français, certains membres du gouvernement (notamment la ministre de l’Economie et des Finances, Marie Carmelle Jean-Marie, le ministre des Affaires étrangères, Duly Brutus, le ministre de l’Education, Nesmy Manigat, le président du Sénat, Dieuseul Simon Desras, le sénateur Andris Riché et le député Abel Descollines ont pris part à ce dîner. Après la séance d’échange de cadeaux entre hôte et invité, le Premier ministre a convié tout le monde au patio afin de se délecter des notes de l’orchestre qui, jusque-là, jouait en sourdine. Tantôt interprétant des classiques français, tantôt égrenant des notes de la musique traditionnelle haïtienne. Un peu emprunté dans cette ambiance feutrée et bon enfant, Dieuseul Simon Desras a lâché, du bout des lèvres et après un long soupir, que l’épineuse question des élections n’a pas été abordée au cours de ce dîner BCBG.