J’ai connu Henriot (Boulo) Valcourt au cours d’une soirée à Batofou animée par Syto Cavé. J’ai été frappé par sa chaleur, son sourire, sa voix grave et mélodieuse, cet enthousiasme et cette volubilité qu’il y avait en lui. Un chanteur exigeant, qui a toujours privilégié à la fois la tendresse et la ferveur.
Musicien polyvalent, compositeur, interprète, guitariste, keyboardiste, il débuta à seize ans avec Pépé Bayard, puis intégra «Les Gilbreteurs», un petit groupe de quartier. De là, il va suivre un parcours haletant : d’abord dans le groupe «Les Copains» qu’il forma à dix-sept ans avec des amis, ensuite le groupe «Caraïbes» d’Emile Volel, ainsi que le groupe «Ibo Combo» reformé à New York avec Gaguy Dépestre, José Tavernier, Réginald Policard, les frères Laraque, etc. Le fameux groupe «Caribbean Sextet», produit du groupe «Horizon 75», peut être considéré comme la principale marque de fabrique de Boulo Valcourt. Le digne enfant de la génération «Yé – Yé» et de la mouvance rock, fasciné aussi bien par le jazz que par la musique troubadour, a imprégné plusieurs générations de son talent contagieux. Inoubliables, les succès de «Caribbean Sextet» ont fait les délices des mélomanes et la joie des couples enlacés : «Jwi lavi», «Lache kò w», «Carole chérie», «Tante Nini», «Chérie ou la», «Kenbe m la» … Pour rivaliser alors avec les meilleurs orchestres (Les Frères Déjean, Tabou Combo, Bossa Combo, System Band, D.P. Express, Skah-Shah, Orchestre Tropicana), il a fallu de la vigueur et de la créativité.






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