Constat d'échec
1.- Le baccalauréat (BAC 1 et BAC 2)
L’Etat produit chaque année des milliers de BACHELIERS CHOMEURS puisqu’il sait que la majorité ne trouvera de place ni dans les universités (seulement 5 000 places), ni sur le marché du travail - lequel a besoin d’ouvriers spécialisés et non de cette multitude d’intellectuels.
2.- Les examens de 6e année, encore dit : Certificat d'études primaires (CEP)
montrent le bas niveau des écoles et des maîtres, réclament une action formelle pour relever le niveau.
3.- L'examen de 9e année n’ouvre la voie qu’au baccalauréat classique, lequel forme des bacheliers chômeurs et des intellectuels encombrants.
Il faut innover : nous ne pouvons pas continuer à copier le système français. Quelles sont les réalités du pays ? Quels sont nos vrais besoins ? Comment les satisfaire ? C’est en déterminant ces besoins en cadres que l’on créera un Bac PROFESSIONNEL.
Remarques importantes
1.- Le système éducatif livresque est une faillite.
2.- Il y a des examens trop coûteux , certains inutiles.
3.- ll y a surtout un grand vide dans la formation professionnelle. Il faut à tout prix le combler.
4.- Haïti, pays pauvre, doit utiliser le Service civique en abondance.
Propositions
Les examens de 6e année se feront dans les écoles.
Cet examen, qui ne permet pas une véritable evaluation, mérite d’être supprimé. Cependant, il ne peut pas l’être officiellement quant à présent pour diverses raisons dont le fait que beaucoup d’écoles et nombre d’enfants s’arrêtent au CEP.
En attendant plus de changements, il faudra revoir les programmes du Fondamental et les textes d’examens du BUNEXE.
Le cycle FONDAMENTAL de 9 ans se termine par un examen d’Etat.
Interventions majeures
C’est à ce niveau du Fondamental que les interventions majeures s’imposent pour introduire l’initiation au professionnel.
On envisage de supprimer l’examen du BAC 1 par mesure d’économie. Le mal n’est pas là. Il est dans le nombre de candidats et dans les frais de correction. (Voir corrections)
Il faut revoir les programmes de 7e, 8 et 9e années pour introduire des MODULES pratiques qui facilitent l’insertion au milieu et orientent vers des activités professionnelles (voir document MODULES)
Après la 9e année avoir deux orientations:
a) vers le BAC CLASSIQUE (traditionnel avec BAC 1 ou RHETO et le BAC 2 ou PHILO). Voir dans l’ ORGANIGRAMME les spécificités de chacun d’eux.
b) vers le BAC PROFESSIONNEL. L’élève a des cours classiques surtout en sciences et fait l’apprentissage d’une spécialisation technique (plomberie, électricité, agriculture…). Ainsi, il obtient un diplôme qui l’habilite à travailler dans la spécialité choisie. Il est un cadre qualifié dans sa spécialité. Il a des chances de trouver du travail puisque ces écoles sont créées en fonction des besoins du pays.
(Il y aura un BAC Professionnel dont la spécialisation sera l’agriculture).
Modules
Buts : Le plus important pour freiner cette ruée vers le BAC CLASSIQUE est de revoir les programmes des 7e, 8e et 9e années qui seraient en majorité d’insertion au milieu et d’orientation professionnelle, avec accent sur l’éducation civique pratique, appliquée.
Au ministre Pierre-Louis, d’Afrique étant (en 1977), dans un copieux document, j’avais suggéré d’avoir au primaire une variété de MODULES d’enseignement pratique, fonction du milieu, assurant une certaine insertion au milieu. A l’école de choisir. Une école sur la côte choisirait le module pêche (nasses, poisson séché…) tandis qu’en zone de culture, ce serait un module concernant l’agriculture… Il y aurait des modules d’activités pratiques (couture, réparation d’objets, tels fer à repasser, meubles de l’école, portables…).
Voir comment de nos jours introduire dans ces 3 années du Fondamental l’initiation aux activités professionnelles. Au ministère de faire préparer quelques Modules en fonction des métiers qui se pratiquent dans la zone de l’école. L’école choisira le Module qui lui convient.
A noter que pour l’agriculture, c’est le ministère de l’Agriculture qui verra quel Module préparer pour les écoles concernées par l’agriculture.
En sortant de la 9e année, l'élève aurait le choix entre le bac classique traditionnel et un bac professionnel lui garantissant un emploi.
Il faut donc envisager la création d’écoles professionnelles différenciées un peu partout dans le pays, dépendamment des besoins- probablement en électricité, en plomberie, pêcherie, agriculture… Il est souhaitable que des personnes du milieu pratiquant cette activité viennent présenter ce métier dans les écoles.
Comment limiter les frais de correction des examens du Bac
Les examens du BAC – comme cela se fait en France - -, seraient corrigés par les maîtres qui enseignent les matières concernées. Pour nous, ce serait du SERVICE CIVIQUE, comme les médecins en font durant 2 années. Le Service civique est obligatoire dans la Constitution. Il faut l’utiliser. A vous, Monsieur le ministre, de voir comment le faire entrer dans le système éducatif, via la persuasion ; sinon via une loi ou via des règlements comme pour la médecine.
Le problème langue d'enseignement
Nous attirons l’attention sur le fait que le créole étant langue nationale peut être utilisé à tous les niveaux. Cependant il ne le pourra que progressivement au rythme de la préparation de livres scolaires en créole et de la formation des maîtres.
Cependant, il est important de se rappeler que le français est une langue officielle et doit occuper une place prioritaire durant tout le système scolaire. Envisager l’introduction de l’anglais le plus tôt possible, probablement en 7e, 8e et 9e années.
Quant à l’espagnol, il doit être EN URGENCE introduit dans toutes les écoles de la ligne FRONTIERE. C’est une question de survie pour les habitants de cette zone. Nombreux choisissent d’envoyer leurs enfants dans les écoles dominicaines, passant tous les jours la frontière.
Formation des maîtres
Il est évident que la majorité des écoles étant des écoles dites borlette, il faut une planification pour élever progressivement le niveau des maîtres et le niveau des écoles. Les écoles valables sont connues. Ce sont les mêmes dont les élèves réussissent aux examens d’Etat parce qu’elles ont des maîtres à la hauteur de leur tâche.
Puisque, Monsieur le ministre, vous avez un projet pour le faire progressivement, je vous encourage à l’appliquer.
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