Jean Abner Charles Et l’Etre suprême s’est mis à pleurer. C’est le réalisateur du film Le cinquième élément, avec Bruce Willis dans le rôle principal, qui montre le phénomène dans cette œuvre fictive. Comme Jésus devant le tombeau de Lazare, l’Etre suprême a versé de chaudes larmes quand, s’informant de l’histoire de l’humanité, il découvrit les cruautés et les atrocités des hommes, les uns sur les autres, notamment lors des deux guerres mondiales. Sans parler des guerres de religion. Des invasions militaires impérialistes. Des guerres de libération nationale. Et des guerres civiles. Les intellectuels en général, les historiens et les politologues en particulier, toutes tendances confondues, ont beau interroger les faits et analyser les circonstances ayant entraîné ces affrontements armés en vue d’en expliquer les tenants et aboutissants. Sauront-ils jamais comprendre comment des êtres humains, doués d’intelligence et de raison, en sont arrivés à des extrémités telles qu’ils s’entredéchirent aveuglément, qu’ils créent eux-mêmes les conditions de leur propre extermination ? C’est évident que c’est illogique. Sauf une chose. Sauf s’il y a un plan. Un plan machiavélique concocté dans des lieux sûrs et impénétrables, par des mains invisibles dans un but bien précis, mais secret. L’explosion démographique à l’échelle mondiale met en cause la survie de la planète. Nous atteignons le seuil des sept milliards d’habitants. Tant de bouches à nourrir, de corps à habiller. Tant de malades à soigner, de vieillards à assister. Tant de besoins à satisfaire. Alors que les ressources disponibles s’épuisent. Dangereusement. Il y a urgence en la demeure. Il y a péril même. Les maîtres ont trouvé la solution, mais elle est horrible : réduire considérablement la population de la terre tout en contrôlant les naissances. Cela ne devrait pas être impossible si l’on emploie à fond les armes d’argent et des technologies qui ne manquent pas à la corporation. Ah, les films ! Ils sont rarement innocents, les films. Déjà, dans Mission impossible II, des hommes d’affaires alliés à des scientifiques ont inventé une maladie dénommée la chimère. Comme pour confirmer que le virus du sida et celui de l’Ébola ont effectivement été créés au laboratoire. L’ex-président vénézuélien, monsieur Hugo Chavez, de regrettée mémoire, n’avait-il pas affirmé publiquement que le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui a ravagé Haïti a été provoqué par une grande puissance qu’il avait nommément citée ? Si cela s’avère juste, on peut légitimement se demander si certaines épidémies n’auraient pas été programmées. Agir sur le climat et produire des inondations ici, des sécheresses là-bas. Organiser des campagnes de vaccination à dessein d’inoculer des germes de maladies dans le corps des enfants dans les pays du Sud. En plus des guerres préfabriquées. Et des foyers de tensions mis sur pied. Mais personne ne doit se douter de rien. Et, pour s’en assurer, d’utiliser le pouvoir de la diversion : le chaos (k-o). Partout. Porter le commun des mortels à se concentrer sur les événements qu’il convient de démultiplier à l’infini et le forcer à oublier tout le reste. Les accessoires, oui. L’essentiel, non. Ainsi qu’il est écrit : « Ils auront des yeux, mais ne verront point. Ils auront des oreilles, mais c’est pour ne point entendre. » Ces propos s’adressent principalement aux autorités de mon pays. Aussi bien dans le législatif que dans l’exécutif. Qui s’engage constamment dans des conflits interminables ? Personne n’a la quintessence de l’intelligence ou de la bêtise. Jouer au plus fin ? Ne pas organiser des élections à temps aux fins de récupération de la branche du pouvoir momentanément dysfonctionnel ? Ne pas voter les amendements à la loi électorale de façon à paralyser l’institution électorale ? Tout cela participe de la logique du chaos exprimé dans le milieu en termes de manifestations de rue souvent sur fond de violence et accompagnées de casses. Quand on croit agir, on est agi. Telles des marionnettes. Tel est pris qui croyait prendre. Il faut quand même des dindons quand on fait une farce. Cependant, cela ne dédouane pas les hommes et les femmes au pouvoir. Ils sont certainement responsables. Pas forcément de ce qu’ils s’évertuent par leurs actes à attirer tout un peuple vers l’abîme, comme des brebis qu’on mène à l’abattoir. Mais de ce qu’ils se laissent faire. De se prêter à la machination. Un complice est tout aussi coupable d’un crime que l’auteur principal. Quant à mes compatriotes, vous devriez savoir que, comme c’est le cas partout dans le monde où tous sont mis sous contrôle et manipulés, nous avons été dupés. Nous avons été pris au piège. Une catégorie d’entre nous perçoivent le président Michel Martelly comme l’élément de blocage de la situation actuelle du pays. C’est une erreur. D’autres croient que ce sont les sénateurs du groupe des six. C’est encore une erreur. Ceux-là, ce ne sont pas de vrais adversaires. Encore moins des ennemis. Trouvons la main qui les finance tous les deux, je parie que c’est la même en fin de compte, et nous découvrirons par la même occasion celle qui téléguide nos actions en façonnant notre vie. Notre histoire à la fois individuelle et collective. Donc l’ennemi véritable. Il a les bras tellement longs, l’ennemi. Il n’a pas de cœur. Ne fait pas dans les sentiments. Seul compte le projet. Il a la capacité de recruter des gens à sa solde dans le monde entier, les placer dans des positions stratégiques afin de mettre à exécution ses décisions dans la perspective de la réalisation du plan. Cependant, la rédemption est là. Elle réside dans l’effort permanent que chacun doit faire pour se retrouver. Retrouver son unité avec soi et avec son entourage. Elle exige qu’on reste éveillé et attentif aux informations qui parviennent à soi. Prendre des initiatives judicieuses au bénéfice de soi et des siens. De manière à sortir sain et sauf d’une catastrophe qui se prépare. Et qui se trouve à une phase très avancée.