(Deuxième partie) Yves Thomas W. Jean-Gilles Les palabres portent à confusion autour de la 49e législature qui s’est trop souvent fait pointer du doigt par différents secteurs de la vie nationale. Si l’on s’en tenait seulement aux commentaires du grand public, sans approcher et questionner certains parlementaires de cette législature ou les connaître personnellement, on trouverait difficilement un échantillon représentatif qui se serait distingué au cours de son mandat. Difficile, certes, mais pas impossible. Toujours avec cet esprit d’à-propos évoqué dans la première partie, nous ne nous permettrons jamais de les confondre tous. Au niveau du Sénat, sauf, bien entendu, bévues que nous n’aurions pas sues, le comportement de l’honorable sénateur Simon Dieuseul Desras, au regard de celui de quelques-uns de ses collègues, peut être qualifié de remarquable. Nous l’avons vu, au cours de plusieurs séances, conduire les débats avec objectivité, faire l’équilibre et garder sa sérénité même quand d’autres sénateurs, dans leurs discours et leurs moindres faits et gestes, voulaient semer le trouble. Dans cette même lignée, mention peut aussi être faite de l’ancien président de la commission Finances du Sénat, l’Honorable Jocelerme Privert, qui a toujours fait montre d’une assurance certaine dans ses prises de position. Toujours exempt d’agitation, il ne tempête jamais. Si, à cause de leur comportement, certains disent que l'épithète ‘’schizophrène’’ pourrait être attribuée à quelques sénateurs de cette législature, nous ne sommes pas d’avis que ce terme conviendrait à ces derniers. Les sénateurs, François Anick Joseph avec son haut verbe et son éloquence et Lucas Sainvil paraissant timide mais concis, sont aussi de ceux qui ont fait montre d’esprit d’ouverture, cherchant toujours à trouver des solutions en vue de dénouer des situations ambiguës causées, délibérément ou non, par leurs collègues. D’un autre côté, toujours sur la corde raide, nous trouvons des sénateurs extrémistes. Nous entendons par là ceux qui, durant leur mandant, n’ont pas entendu, même une fois, jouer la carte du compromis politique. Leur vœu, quelque puisse être la tangente, est de voir un président élu par la voie des urnes, quoique par moins de 30% des votants et, disent certains, imposé par l’international, quitter le pouvoir. À quoi cela nous servira-t-il ? Vous paraissez avoir oublié ce qu’à connu notre chère Haïti de 2003 jusqu’aux élections de 2006, en passant par cette transition Alexandre-Latortue, qui n’a rien apporté au pays, si ce n’est que ces décrets de 2005 pris à la va-vite qui, aujourd’hui, méritent d’être revus et un relèvement salarial au profit des agents de la fonction publique. Est-ce le remake de la transition que vous voulez Messieurs ? Bien entendu, en dehors de ces deux catégories de sénateurs ci-dessus mentionnées, quelques autres n’étaient présent que pour confirmer quorum, voter pour ou contre ou s’abstenir. À la Chambre des députés, entre PSP, PRI, PEP et les autres, le comportement digne d’un parlementaire n’a pas été facile à discerner. Trop nombreux ceux qui ne s’expriment pas, plus de 80% des députés sont passés inaperçus, plutôt vus de mauvais œil, alors qu’il y avait matière permettant de se faire brillamment remarquer. Toujours est-il qu’il leur faudrait savoir quand agir ou réagir et comment s’y prendre. Mais, puisque bon nombre d’entre eux ont été admis par hasard ou suite à des fraudes électorales, la représentation attendue ne saurait être au rendez-vous. Il convient donc de se demander : « de quoi est animé le peuple quand il donne mandat ?» Cette question vient justement parce qu’ils ont été très rares les députés de la 49e législature à porter sur la tribune de la Chambre basse les problèmes réels auxquels sont confrontés leurs mandants. La raison en est, pour une grande part, que dans nos sentiments, nous confondons souvent compétence, qualification et surtout aptitude qui est une disposition naturelle à agir. Pour en venir à un ou deux députés qui ont été brillants, allusion peut être premièrement faite à Antoine Rodon Bien-Aimé qui a été accueilli en triomphateur, chez lui, à Cerca-Cavajal. À noter que nous nous sommes abstenus de faire des commentaires sur le comportement des parlementaires dont nous n’avons pas pu cerner le comportement. Attendez la troisième partie. Yves Thomas Jean-Gilles Yvesthomas0303@yahoo.com