11 des 16 membres d’équipage du Manzanares, navire panaméen transportant du sucre en provenance de la Colombie dans lequel 77 kilos de cocaïne et 10 kilos d’héroïne ont été saisis à quai en avril dernier par la BLTS sont actuellement en liberté, a appris le journal. Les 5 autres, dont trois Haïtiens, devraient être relâchés sous peu, a confié cette source judiciaire.
« Cela peut arriver que le juge d’instruction décide de libérer une personne en effectuant une mainlevée du mandat de dépôt.... Il y a beaucoup de personnes dans ce dossier », a expliqué le commissaire du gouvernement Clamé Ocmane Daméus, incapable de donner des précisions au journal, mercredi, en début de soirée. Il n’était pas à son bureau.
« Ce que je peux vous dire, c’est que le dossier est au cabinet d’instruction. Il y a un juge qui travaille sur ce dossier. L’instruction est secrète. Je n’ai pas d’informations », a indiqué le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Clamé Ocmane Daméus. « Présentement, on attend la fin de l’instruction », a-t-il dit, avant de souligner que « l’enquête est en cours ».
Sur le www.marinetraffic.com, la position GPS du Manzanares indiquait qu’elle est au port de Port-au-Prince, le terminal Varreux. Si l’on sait que l’enquête se poursuit, la justice et la police antidrogue n’ont pas révélé, près de six mois après le début de l’information judiciaire, qui est le propriétaire de la drogue retrouvée dans le Manzanares. Mais on sait « que l’enquête est en cours ».
Par rapport à celle concernant les connections haïtiennes de Fabio Lobo Lobo, l’opinion reste sur sa soif. Fabio Lobo Lobo, 43 ans, fils de l’ex-président hondurien Porfirio Lobo, a été arrêté le mercredi 20 mai dans la soirée pendant une opération antidrogue menée par la DEA et les autorités haïtiennes, avait révélé une dépêche de Associated Press. Fabio Lobo Lobo a été transféré à New York où il avait comparu devant un juge pour conspiration et trafic de stupéfiants vers les États-Unis.
Malgré des résultats intéressants, Haïti reste sur la liste noire de pays producteurs de drogue ou qui ne font pas assez dans la lutte antidrogue aux yeux des États-Unis d’Amérique.
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