Se disant déterminé à changer les conditions de vie de la population haïtienne et à réaliser une révolution économique au profit des masses, le candidat de la plateforme Pitit Desalin, Moïse Jean Charles, a mis un terme, ce vendredi, au Cap-Haïtien, à sa campagne électorale devant une foule immense acquise à sa cause. Véritable démonstration de force. « Tèren sa gen mèt ». Moïse Jean Charles se voit déjà au palais national. « Jan m wè bagay la, eleksyon yo fini », a lancé Moïse Jean Charles, qui demande à la population de gagner les rues dans l’après-midi du dimanche des élections afin de défendre son vote.
Tôt dans la journée, dans plusieurs artères de la ville, des jeunes nettoient, décorent et ornent des cahutes ou stands construits en la circonstance. Les posters du candidat de la plateforme « Pitit Desalin » sont partout.
Sur la route nationale # 1 et dans beaucoup de quartiers de la ville, des jeunes exultent, dansent, fêtent. La ville est endimanchée. « Prezidan peyi a ap rantre lakay li ! » ( le président de la République rentre chez lui), lancent des jeunes arborant des tee-shirts à l’effigie de Moïse Jean Charles.
Il est environ 6 heures lorsque le cortège du candidat touche Vertières, salué par une salve d’applaudissements venus d’une foule inestimable de partisans, sympathisants et curieux.
« Se pa lajan non... Se volonte wi », scande la foule. L’ambiance est bon enfant.
De quartier en quartier, de « base en base », Moïse Jean Charles est « acclamé » par ceux et celles qui voient en lui « un héros », « un modèle ».
Pendant de longues heures, la nationale numéro 1 est « prise en otage » par « la bande à Moïse » occasionnant d’interminables bouchons.
La police a dû déployer de gros moyens pour sécuriser la foule qui a vite transformé le convoi en manifestation de rue dans une ambiance de carnaval pour aboutir à la rue 18 boulevard ou Jean Charles doit intervenir.
Sur le podium, Jesifra, mais aussi, des candidats à la députation et aux collectivités incitent la population à voter Moïse.
Intervenant à son tour, le candidat de « Pitit Desalin » a vendu sa vision politique, basée, selon lui, sur l’idéal dessalinien. L’ancien sénateur a mis l’accent sur le renforcement de l’agriculture et de la classe moyenne, mais également sur l’éducation. Il a aussi souhaité le départ du pays de la force onusienne, responsable, selon lui, de bon nombre de maux dont souffre le pays.
« La Minustah ne peut pas rester... Ce que nous demandons à la communauté internationale, au lieu de nous envoyer des chars de guerre, donnez-nous des tracteurs afin d’équiper nos paysans », a indiqué Moïse Jean Charles, acclamé par une foule en liesse.
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