« Il n’y pas eu de 9 août, il ne saurait y avoir de 25 octobre », c'est en ces termes que débute cette note de presse frondeuse de l’Espace Résistance Patriotique qui annonce la couleur. Dans cette note rendue publique le vendredi 6 novembre 2015, les signataires qualifient de magouille électorale le scrutin du 25 octobre dernier et assimilent le processus du vote à un plan machiavélique visant à permettre aux nantis de continuer à utiliser l’appareil de l’Etat pour défendre leurs privilèges de classe dominante au détriment des démunis. « C’est aussi un projet qui vise à inhumer toutes nos conquêtes démocratiques », dénoncent les membres de cette structure qui ne mâchent pas leurs mots. Selon ces derniers, les élections du 25 octobre dernier n’étaient autres qu’une pièce de théâtre. Face à l’équipe au pouvoir qui ne recule devant rien pour se renouveler au timon des affaires, allant jusqu’à faire grimper de manière exponentielle les taxes et mettre plus d’argent dans les poches des ministres et secrétaires d’Etat, l’Espace Résistance Patriotique apporte son appui à la grève qui appelle l’exécutif à revoir ses copies. « Aujourd’hui, l’heure n’est plus au calcul individuel ou à la victoire personnelle, toutes les forces démocratiques doivent se regrouper », enjoint l’Espace Résistance Patriotique qui appelle les partis politiques, les leaders, les professeurs d’école, les syndicalistes, les masses populaires, les paysans, les candidats à la présidence, au Sénat, à la députation à la mobilisation. En outre, l’Espace Résistance Patriotique en profite pour dénoncer un complot ourdi contre ses membres ainsi que des tentatives d’assassinat direct dirigées contre Mirlande Manigat, Edmonde Beauzile, André Michel parce qu’ils ont pris position en faveur des masses défavorisées, contre le Coup d’état électoral. « Les vies de ces gens sont désormais entre les mains du Premier ministre Evans Paul ainsi que l’état-major du PHTK », affirme la note. « Nous condamnons également les actes d'assassinat lancés contre les militants et membres de partis politiques qui ont participé aux élections ; particulièrement contre le militant de Pitit Desalin à Delmas 33 quelques minutes seulement après la proclamation des résultats « malatchong », poursuit la note qui porte les signatures de Fusion, du RDNP, de Platfom Jistis, de Kolektif Kandida, de MELA, de DEFILE, de PSUH, de Ayisyen pou Ayiti, de Pati Politik Peyizan, du Front National des Candidats pour la lutte Démocratique, d’ Alah, d’ASO , de REPAREN, de VEYE YO, d’Alfred Micanord, de Me Danton Léger et du sénateur Annick Joseph .