« Ah, Marie Michèle Rey, je la connais, celle-là. C’est véritablement une dame de fer quand il s’agit de décaisser un centime », s’écrie un ancien employé du ministère des Finances. Vraiment, on ne trouvera pas beaucoup de personnes à dire le contraire. Mamie Rey - c’est ainsi qu’on la surnomme – assume ! « Je préfère avoir l’air de Margaret Thatcher quand je gère les finances d’un pays. Je peux me permettre de faire des largesses avec mes fonds propres, mais pas avec l’argent de l’État. Je ne plaisante pas. C’est mon engagement, pas le leur», s’exclame celle qui fut élevée avec une grande discipline. Consciente que le pouvoir est fragile et que les mauvais coups viennent souvent de l’intérieur, elle a toujours tenu à faire preuve de prudence et de rigueur, sachant que, pour chaque centime dépensé, elle aurait à rendre des comptes. « Il faut être très ferme avec soi-même, être rigide. Parce que sinon on peut tomber dans n’importe quel piège », explique Mme Rey.
« J’ai réussi ma vie professionnelle sans compromission ! »






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