Dans une note du Don Bosco en date du 13 avril, le club pétion-villois a condamné le comportement de son joueur Alphonse Jephté lors de la rencontre mettant aux prises le Don Bosco au Roulado de La Gonâve et présenté ses excuses au corps arbitral qui avait officié lors du match pour l’incident qui s’est produit au parc Sainte-Thérèse de Pétion-Ville. Les arbitres ont manifesté jeudi et conditionné leur prise de fonction lors de la 12e journée à l'application des sanctions requises contre le fautif et le respect de leur liberté dans l'exercice de leurs fonctions. Alphonse Jephté qui entame un tour de médias pour s’excuser de son acte, s’est, via une note publiée dans des réseaux sociaux groupant des journalistes haïtiens, excusé de son comportement auprès du public en général, du corps arbitral qui avait officié lors de l’incident et de l’arbitre moralement agressée en particulier, Mlle Johanne Monestime. Deux actions qui, si elles n’atténuent pas la gravité de l’acte bestial d’Alphonse Jephté, indiquent qu’il le regrette et qu’il a compris, après coup, qu’en aucun cas, la compétition ne doit nous faire oublier qu’elle réunit des êtres humains et que, par conséquent, elle est régit par le respect de soi dans le respect des autres. Par contre, le club pétion-villois devrait se débarrasser de certains innommables qui se disent dirigeants mais qui travaillent à ternir son image. D’abord, quand on est dirigeant, on ne se laisse pas prendre à la provocation d’où qu’elle vienne pour dire n’importe quoi. Certes, certains confrères ont réagi avec trop d’émotions et ont pris parti au lieu d’être impartial et rationnel. Cependant, leur quête d’informations tout aussi provocatrice qu’elle soit ne donne pas à un dirigeant le droit de se faire acculer et dire n’importe quoi. Il est inconcevable qu’en 2016, un pseudo-dirigeant prône la création d’un groupe de houligans pour pressurer les arbitres et les porter à prendre des décisions en faveur d’un club en compétition. Pire, de publier une note vocale dans laquelle on incite les gens à frapper des arbitres pour qu’ils puissent faire appliquer les règles du jeu dans un sens qui vous soient favorables. Si l’arbitrage doit être amélioré un peu plus chaque jour, il reste que les lois du jeu doivent être la seule boussole qui guide les arbitres quand ils officient sur le terrain. La sportivité même exige d’accepter leurs erreurs comme faisant partie inhérente du sport même si ces erreurs vous sont défavorables. Si l’arbitre italien avait expulsé Iniesta, ce serait logique suivant les lois du jeu en vigueur, mais il ne l’a pas fait. Les fans de l’Athletico pouvaient se dire, alors, qu’il a favorisé le Barca. Mais quand il n’a pas accordé l’évident pénalty du Barca pour cette main en pleine surface, n’est-ce pas le revers de la médaille ? Les fans du Barca ne peuvent-ils pas dire qu’il a favorisé l’Athletico Madrid? C’est ça le sport, et tant qu’on n’est pas encore prêt à comprendre que la sportivité, c’est accepter de se comporter comme une personne et non comme un animal, que ce soit dans la victoire ou dans la défaite, devant les décisions qui favorisent ou celles qui sont frustrantes, on ne doit pas autant s’en mêler.