« Cette rencontre participe du souci du chef de l’Etat de recueillir l’avis des différents blocs parlementaires dans le cadre des consultations ouvertes pour la finalisation des termes de référence de la commission électorale », écrit le secrétaire général de la présidence, Anthony Barbier, au président de la Chambre des députés, Cholzer Chancy.
Pour sa part, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, dit noter avec préoccupation lundi que la date du 24 avril 2016 retenue pour la tenue d'élections en Haïti, tel que convenu dans l'accord du 5 février dernier, n'a pas été respectée et qu'aucun calendrier électoral alternatif n'a été annoncé.
L’organisation mondiale constate que, selon les termes de l'accord du 5 février dernier, conclu entre l'ancien président du pays Michel Martelly et les présidents des deux chambres du Parlement haïtien, ces élections devaient avoir lieu le 24 avril 2016, ce qui n'a pas été le cas.
Ainsi, le Secrétaire général, à travers un communiqué de presse, a réitéré « son ferme soutien à la conclusion sans délai des élections de 2015 » et a appelé « tous les acteurs haïtiens à s'assurer d'un retour rapide à l'ordre constitutionnel ». Selon le chef de l'ONU, le pays ne peut se permettre une période de gouvernance transitoire prolongée, étant donné les défis socio-économiques et humanitaires majeurs auxquels il fait face.
De retour au pays dimanche après sa participation à la cérémonie de la signature de l’accord de Paris au siège des Nations unies, le président Privert a exhorté les conseillers électoraux à tenir compte lors de la publication du calendrier électoral des législatives prévues en octobre prochain. Pour le chef de l’Etat, l’évaluation des élections de 2015 constitue l’unique moyen de redonner confiance dans le processus électoral.
« M. Ban a pris note de la mise en place prévue d'une commission en charge d'évaluer et de vérifier les élections qui se sont tenues en 2015. Il a souligné la nécessité de parachever ce processus avec l'urgence requise », rapporte le communiqué de presse.
Le Secrétaire général a par ailleurs réaffirmé l'engagement des Nations unies à apporter leur plein appui au peuple haïtien dans la réalisation de ses aspirations démocratiques.
L'accord politique conclu le 5 février 2016 entre les principaux acteurs politiques du pays, rappelle l’ONU, définissait une feuille de route pour la conclusion rapide du processus électoral initié en Haïti le 9 août 2015, avec le premier tour des élections législatives. Ce scrutin avait été suivi, le 25 octobre 2015, par le second tour des élections législatives, le premier tour de l'élection présidentielle et les élections municipales. Le second tour de l'élection présidentielle, qui aurait dû se dérouler le 27 décembre 2015, avait toutefois été ajourné.
L’accord du 5 février, souligne l’ONU, avait mis un terme au mandat du président Martelly et le Parlement haïtien avait élu un président provisoire en la personne de Jocelerme Privert, alors président du Sénat, avec un mandat de 120 jours comprenant la création d'un gouvernement de consensus et la poursuite du processus électoral.
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