Le titre de ce texte reflète en quelque sorte un message qui dit tout ou qui résume tout au cœur de la déroutante «assemblée sportive mondiale» où l’on offre à des gens, qui n’ont aucun lien avec le sport, l’opportunité d’exploiter cette tribune pour imposer des solutions antisportives. On s’appuie aussi sur le sport pour masquer sa laideur et détourner le courant de la moralité. Accepter que ce sont les menteurs qui disent la vérité parce qu’ils sont ceci ou cela, c’est l’un des grands maux de l’humanité. À l’étage supérieur du quartier général du football mondial, la vérité des menteurs a désorienté une pléiade de hauts gradés qui, allergiques à l’intégrité, firent valser les dollars et les euros sans la moindre retenue. En plaçant leur appétit glouton au-dessus des intérêts majeurs du monde footballistique, les corrompus de la FIFA ont craché sur le sport. Mais c’est quoi ça ? En Haïti et dans la diaspora, cette question brûle les lèvres de nos compatriotes désorientés par une réalité révoltante qui prend la forme d’un cauchemar permanent. Il est temps de se réveiller. Il faut se réveiller. La solution, ou plutôt la bonne solution dépend, de la conscience des uns et des autres. Partout. Dans le secteur sportif notamment où l’inefficacité administrative et la démagogie dépassent les frontières de l’indécence pour atteindre le mont de l’incroyable. Mais c’est quoi ça ? Cette sonnante interrogation résume l’étendue de nos désillusions. Chahuter aujourd’hui celui qu’on encensait hier, dégrader nos athlètes dans les mauvais jours et se transformer en dessalinien après chaque performance d’une sélection nationale, cela prouve que l’instabilité déborde chez nous à tous les échelons, même au niveau de l’imagination. Le sport étant éclaireur, une efficace politique sportive peut se révéler bénéfique pour les autres secteurs. Car trouver des solutions réalistes, c’est l’objectif de la bonne politique. Pour que nos institutions sportives soient performantes, elles doivent être administrativement efficaces. Mais c’est quoi ça ? Ce titre conjoncturel, c’est le cri de la décence, le cri d’un militant sportif inconditionnel au nom des sans-voix. Un cri d’alarme à l’adresse des responsables qui pratiquent le «lese grennen» même lorsque les trains locaux circulent sur les rails de l’irrégularité. Pour d’autres, ce titre révélateur est le cri de la conscience perdue qui doit retrouver sa base.