Dans un communiqué de presse émanant du ministère de la Culture et de la Communication, le gouvernement est monté au créneau pour condamner «avec la plus grande rigueur les actes de vandalisme, d’attaque armée, d’incendie et de tentative d’incendie, perpétrés un peu partout à travers la capitale, dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juin 2016, visant particulièrement des bâtiments publics et installations privées, dont des stations d'essence, par des individus malintentionnés. » Port-au-Prince s’est réveillée en émoi ce mercredi 8 juin, où peu avant l’aube des tirs d’armes automatiques ont été entendus dans différents quartiers, notamment à Babiole et à Canapé-Vert, et plusieurs stations d'essence ont subi des tentatives d'incendie. Dans un contexte politique particulièrement tendu, essentiellement marqué par la relance, tant bien que mal, du processus électoral, le gouvernement dit prendre acte « de ces dérives qui sont de nature à troubler l’ordre et la paix publics en mettant en péril la sécurité des vies et des biens, et demeure persuadé que de telles initiatives ne peuvent que nuire à l’instauration d’un climat de paix. » Si les auteurs de ces actes de banditisme demeurent pour l’instant inconnus, le gouvernement, pour sa part, fait la promesse formelle qu’aucune dérogation susceptible de troubler l’ordre établi ne sera laissée impunie. En ce sens, il exhorte la population au calme et à la sérénité. En net decrescendo ces dernières semaines, l’insécurité est peut-être sur le point de connaître une certaine recrudescence. Et face à cette menace, les autorités gouvernementales n’entendent pas rester les bras croisés. En effet, « le Gouvernement, dans ce contexte particulier pour notre avenir de peuple, rappelle qu’il reste attaché aux valeurs démocratiques, et promet de continuer à travailler pour garantir la sécurité de tous », ponctue le communiqué de presse.