Le quartier de Croix-Desprez, la rue Beauvreuil précisément, peine, depuis de longs mois, à retrouver son apparence d’antan. La faute à un projet de reconstruction du quartier, bouclé depuis un certain temps déjà, dont les séquelles encore visibles témoignent de l’insouciance de ses tenants. Les riverains n’arrivent pas à comprendre que, le projet une fois terminé, les responsables n’aient pas pris les dispositions qui s’imposaient afin de faire enlever la pile de terre qui entrave la circulation.
De ce projet d’appui à la reconstruction de 8 maisons familiales à Lakou Tijak et d’aménagement de 150 mètres linéaires d’allées piétonnières, financé par l’Union européenne et l’Oxfam GB à hauteur de 4,3 millions de gourdes, les résidents la rue Beauvreuil ne garderont pas forcément un bon souvenir. Tant l’impact du Projet d’appui à la reconstruction et à l’aménagement de Desprez (PARAD) sur leur environnement immédiat leur a causé des soucis. Pendant un temps, alors qu’il était en cours d’exécution, ils étaient obligés de se croiser les doigts, de prier même, pour que la pluie ne tombe, car ils redoutaient qu’une gigantesque coulée de boue n’inonde leurs maisons.
L’amoncellement de terre, provenant de la fondation des maisons, gruge une bonne partie de la chaussée et, par conséquent, transforme le quartier en une rue à sens unique empêchant ainsi deux voitures de se croiser. En ce sens, les riverains exigent des responsables du projet qu’ils fassent enlever la terre pour qu’au moins la vie puisse reprendre normalement son cours à la rue Beauvreuil.
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