L’ingénieur Gary Valdémar, revenu à la direction de cette institution qui a reçu cette année « un peu moins de 200 millions de dollars de subvention», a confié au journal ce mercredi « une certaine amélioration » dans la distribution du courant électrique après la résolution rapide du problème qu’avait E-Power avec l’un de ses transformateurs de puissance et l’arrivée sur le réseau de 18 mégawatts de l’un des trois groupes en réparation à la centrale hydroélectrique de Péligre. Le groupe P3, l’une des trois turbines, en phase d’essais mécanique, électrique et anti-incendie, doit entrer en activité la première semaine d’août, selon le calendrier d’exécution, a expliqué Gary Valdémar. « On va avoisiner 110 mégawatts. L’avantage, c’est qu’avec la rentrée du groupe P 3, on va avoir une stabilité sur le réseau et une meilleure qualité de tension. On va avoir une puissance constante à moins d’une panne », a indiqué le directeur général de l’Ed’H. Le deuxième groupe sera disponible en 2017 et le troisième en 2018, a expliqué l’ingénieur Gary Valdémar. Les travaux de réhabilitation de la centrale de Péligre ont nécessité un investissement de 106 millions de dollars américains. Il y a deux autres investissements pour la réhabilitation de la ligne de transport Péligre/Delmas 33 et la construction de la sous-station de Tabarre qui va permettre l’amélioration de la distribution du courant dans ce secteur. « L’ensemble de ces investissements avoisine les 140 millions de dollars. La BID a investi 56,7 millions de dollars us, la banque allemande de développement KFW 28 millions d’euros et le fonds de l’Opep pour le développement international », a confié l’ingénieur Gary Valdémar. Par rapport aux trois centrales vénézuéliennes, rien n’a changé dans le mode de gestion et d’approvisionnement. Le BMPAD se charge de la gestion financière. « La participation de l’Ed’H est minime », a expliqué Gary Valdémar. Sur les dettes envers des IPP, les fournisseurs privés de courant à l’ED’H, le directeur de l’ED’H a orienté le journal vers le ministère de l’Économie et des Finances. «Oui, il y a des dettes. Pour de plus amples informations, il faut voir avec le ministère de l’Économie et des Finances », a-t-il dit. Quant aux trois décrets sur le secteur de l’énergie pris à la fin de l’administration Martelly qui crée un organe de régulation du secteur, ils enlèvent à l’Ed’H le monopole de la production, du transport et de la commercialisation du courant électrique, « ils sont analysés par la cellule énergie des TPTC avant le dépôt officiel au Parlement », a confié Gary Valdémar. Il y a des rencontres avec des universités, la société civile sur ces textes. « Il y a débat, différents points de vue », a dit Gary Valdémar, qui n’a pas voulu partager l’analyse de l’Ed’H sur ces trois décrets dont la publication avait fait des vagues dans le secteur. Des acteurs haïtiens ont exprimé leur appréhension en off, des coopérants ont salué des textes ayant le mérite de faire un premier pas important dans le secteur de l’énergie électrique.