Les pouvoirs exécutif et législatif se partagent l’essentiel des crédits budgétaires. Avec 93,23 % pour le premier et 3,21 % pour le deuxième. Le pouvoir judiciaire disposera d’une part de 0,87 %, et les autres organismes indépendants 2,69 % des crédits budgétaires. Le secteur économique disposera d’une enveloppe de 43,18 milliards de gourdes, soit 35,4 % du budget total; le secteur social aura 29 milliards, soit 23,8%; la politique aura 19,06 milliards, soit 15,6%; le pouvoir législatif disposera de 3,91 milliards et le pouvoir judiciaire aura à sa disposition 1,06 milliard de gourdes. Les ministères du secteur économique : Travaux publics, Transports et Communications aura une allocation de 18.29 milliards de gourdes, soit (15.0%); le ministère de l’Economie et des Finances, 8.33 milliards, soit (6.8%); celui de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du développement rural, 7 milliards (5.7%); Planification et de la Coopération externe, 6.47 milliards (5.3%), du Commerce et de l’Industrie, 1.70 milliard (1.4%); du Tourisme, 772 millions (0.6%) et le ministère de l’Environnement aura une enveloppe de 608 millions de gourdes (0.5%). Dans le social, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle aura 21.22 milliards de gourdes (17.4%); de la Santé et de la Population, 5.51 milliards (4.5%); Affaires sociales et du Travail, 1,50 milliard (1.2%); à la Jeunesse, aux Sports et à l’Action civique, 667 millions (0.5%); à la Condition féminine et aux Droits des femmes, 163 millions de gourdes (0.1%). La part des recettes internes se répartit comme suit : l’Administration générale des douanes (AGD) va percevoir 56,54 % des recettes internes selon les prévisions dans le projet de loi de finances pour l’exercice fiscal 2016-2017. La Direction générale des impôts (DGI) se charge du reste, c’est-à-dire 43,46 % du total. Quant au champ de taxation, l’État haïtien compte sur le commerce extérieur et les transactions internationales pour collecter près de 40,43 % de ses recettes internes. Les taxes sur les biens et services vont peser pour 29,77 % dans la balance et l’impôt sur le revenu 24,77% du total. En ce qui concerne la structure des perceptions prévue par la DGI pour l’exercice à venir, l’impôt sur le revenu compte pour 57,36 %; la taxe sur le chiffre d’affaires (TCA) 26,07 %; accise et autres pour 16,57 %; L’AGD de son côté prévoit de percevoir 56,6% de ses recettes dans les impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales, 22,99% dans les recettes non fiscales; et 19,39 dans les droits d’accises; 0,90% dans les taxes sur les véhicules à moteur. Le projet de loi de finances, tel que presenté recemment par le Group Croisance, pour le prochain exercice, prévoit 56,34 % de financement interne et 43,66 % de financement externe. Ainsi, les recettes internes vont totaliser 59 506 805 541 gourdes, dont des recettes douanières de l’ordre de 16 657 941 908 gourdes. L’État prévoit d’autres ressources domestiques qui peuvent s’élever jusqu’à 483 millions de gourdes. Les dons vont totaliser 30 636 674 177 gourdes et l’appui budgétaire pourrait se chiffrer à 2 857 500 000 gourdes. Selon ses concepteurs, le projet de budget devait atteindre les objectifs suivants: a) maintenir la stabilité macroéconomique ; b) assurer la poursuite du financement des élections ; c) créer un environnement favorable à la génération de richesses et d’emplois ; d) supporter l’agriculture, l’élevage et la pêche en maximisant leur impact sur l’économie ; e) rechercher une meilleure cohérence dans l’utilisation des ressources de l’administration centrale de l’État et des organismes autonomes de manière à maximiser leur impact ; f) intensifier les efforts dans les domaines de la sécurité publique ; g) poursuivre la réforme des finances publiques ; h) promouvoir l’entrepreneuriat et les partenariats public-privé ; i) renforcer la résilience du territoire ; j) poursuivre et renforcer la politique d’accès à l’éducation ; et enfin k) augmenter la couverture végétale du pays. Si tout se passe comme prévu, le projet de budget doit permettre d’enregistrer une croissance du PIB de l’ordre de 2,2 % ; une inflation de 10,5 % en moyenne et de 13,5 % en fin de période ; une pression fiscale autour de 13,5 % ; un taux de change relativement stable. Les autorités promettent de ne pas recourir au financement monétaire.