Ticket Sport : Présentez-vous aux lecteurs. Romuald Timothée : Je suis Romuald Timothée. J’ai 42 ans. Je détiens une licence en administration. Comme entraîneur de basketball, je suis certifié niveau II et j’ai 21 ans de carrière. J’ai trois (3) enfants. Présentement, je travaille à la UNIBANK et je suis entraîneur de l’équipe de basketball de Diri Mega. Je viens du Cap-Haïtien. C’est juste un brève biographie de ma personne. TS : Sans doute, vous avez un palmarès très étoffé dans le milieu du basket haïtien. RT : Comme joueur, je n’étais pas trop brillant. J’ai commencé ma carrière d’entraîneur en 1995. En effet, en 2004, j’étais le président de l’association des entraîneurs haïtiens et le conseiller technique national, sous la direction du défunt M. Bernard Daniel dit Tashi (mon mentor). Et enfin, mes résultats parlent d'eux-mêmes : champion ASHBAC et SBL, deux années consécutives. TS : Vous partez à destination de la Suisse pour faire quoi au juste ? RT : Je pars suivre une formation de base dans le domaine des sciences appliquées au sport afin d’actualiser mes connaissances et d’augmenter mon expérience professionnelle. TS : Qui vous a permis de bénéficier de cette bourse d’études ? RT : C’est une bourse offerte par la Solidarité Olympique par l’entremise du Comité olympique haïtien (COH) pour les fédérations sportives. Pour y arriver, la Fédération haïtienne de basketball (FHB) avait proposé mon nom qui a été, que je sache, parmi une pléiade, retenu par les responsables du COH. Au fait, l’objectif de ce nouveau bureau fédéral de structurer et de former ses cadres, a joué un rôle prépondérant pour la concrétisation de cette bourse. TS : Que peut-on espérer de vous en Suisse ? RT : Il va sans dire que le COH ne m’a pas fait de cadeau. Il a fait son choix en se basant sur la compétence et l’expérience. Ainsi, j’ose dire que je vais donner le meilleur de moi-même comme d’habitude. TS : Dès votre retour au pays, en termes de partage de savoir, avez-vous déjà un plan ? RT : Cela dépendra, d’abord de mon résultat en Suisse, ensuite de la politique de la direction technique nationale, et enfin de la volonté du bureau fédéral qui, jusqu’à présent, fait preuve de son engagement pour montrer un autre visage du basket haïtien. Pour tout concrétiser, il faut qu’il y ait les fonds nécessaires. TS : Vous êtes le premier coach à bénéficier d’une telle récompense, et ce depuis plus de 10 ans. Cela vous dit quoi ? RT : Je ne suis pas le premier, et j’espère ne pas être le dernier. Honnêtement, cela dit beaucoup. J’aimerais préciser que ce n’est pas un cadeau, mais de préférence, le résultat d’un dur labeur enfin récompensé sans la grosse tête: Ma carrière. Et je profite de l’occasion pour encourager les jeunes à se sacrifier positivement pour leurs croyances. Le basket a besoin de ces formations (entraîneurs, arbitres et dirigeants sportifs) pour commencer à parler de professionnalisme. J’encourage le bureau fédéral à continuer sur cette voie. Ticket Sport : S’il faut placer un dernier mot avant votre départ d’Haïti à destination de la Suisse, ce serait quoi au juste ? Romuald Timothée : Ce sera mes remerciements à Dieu, ma famille (Eveline Timothée et ma fille Naïda), mes amis, la FHB, le COH, le directeur technique, M. Valbrun, M. Anthony Bennett (Marché ti Tony), M. Kako Bourjolly, Pierre Valmera de Power Forward International, MEGA, UNIBANK, mes anciens et nouveaux joueurs, la famille du basket haïtien et, enfin, à la presse sportive en général.