Le Premier ministre Enex Jean-Charles, le président du Sénat, Ronald Larèche, le ministre des Affaires étrangères et des Cultes ad intérim, François ANick Joseph, des autorités et des hauts fonctionnaires de la Minustah, des membres du corps diplomatique et consulaire, entre autres, ont pris part mardi à la commémoration du 206e anniversaire de l’indépendance du Chili.
« Pour le Chili et les Chiliens, c’est un moment de joie et d’union nationale », a fait savoir l’ambassadeur du Chili en Haïti, Raúl Fernández Daza, avant d’effecteur un état des lieux de la coopération haïtiano-chilienne en citant quelques-uns des secteurs dans lesquels son pays est présent.
« L’État, conjointement avec les organisations de la société civile du Chili, a développé de multiples initiatives destinées à appuyer les institutions et le peuple haïtien, tant dans le domaine de l'éducation que dans celui du logement, de la santé et de la formation des cadres de l’administration publique », a énuméré Raúl Fernández Daza.
De son côté, François Annick Joseph, ministre de l’Intérieur a, pour l’occasion ministre a. i. des Affaires étrangères,rendu un hommage particulier à l’esprit de solidarité, de coopération et de compréhension mutuelle qui a toujours constitué le pivot des relations entre les deux pays. « Notre pays a toujours attaché un grand prix aux relations haïtiano-chiliennes. Relations qui ont existé dès la fin du 19e siècle pour se formaliser de manière définitive en 1923 », a déclaré le ministre qui prenait la parole au nom du gouvernement de la République d’Haïti.
« Le nombre de bourses d’études accordées chaque année à nos policiers constituent un témoignage de la volonté du Chili à se placer aux côtés d’Haïti dans son combat pour l’établissement d’un authentique État de droit », a rappelé ce dernier qui a également vanté, entre autres, la solidité du système démocratique du Chili, sa réputation en matière d’État de droit ainsi que ses réalisations hautement positives.
Selon le diplomate chilien, l’élection périodique des autorités nationales constitue un élément essentiel de la vie démocratique des nations. « C’est un exercice incontournable et obligatoire », a-t-il ajouté tout en exprimant sa « reconnaissance à tous ceux qui en Haïti travaillent pour effectuer le cycle électoral défini par le Conseil électoral provisoire de manière que dès février 2007, Haïti puisse avoir un président élu. »
Tout comme le Chili, a renchéri François Annick Joseph, Haïti est intimement convaincu que le bonheur du peuple et le développement intégral englobant l’humain dans tous ses aspects passe nécessairement par le système démocratique. Système, dit-il, qui suppose avant tout la solidité des institutions et le plein respect du principe de l’alternance à travers des élections libres, honnêtes, transparentes et inclusives.
« Le président de la République, Jocelerme Privert, le Premier ministre, Enex Jean-Charles et le gouvernement dans son ensemble se portent garants de ces compétitions électorales », a affirmé le ministre précisant que le peuple haïtien convoqué dans ses comices le 9 octobre prochain aura à choisir en toute liberté son président, un tiers de ses sénateurs et les membres des administrations locales.
Par ailleurs, l’ambassadeur Daza, saluant ses compatriotes qui résident en Haïti, n’a pas manqué l’occasion de souligner sa fierté pour le travail accompli par les effectifs militaires chiliens de la Minustah. Ces derniers sont à sept mois de leur fin de mission. Depuis 2004, plus de douze mille militaires chiliens ont collaboré avec la Minustah.
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