« Même quand nous nous préparons pour la tempête dans notre propre pays, je voudrais que vous preniez en considération le fait qu’Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde, un pays qui souffrait déjà des conséquences d'autres désastres, est durement frappé durant le passage de cet ouragan. Nous nous attendons à ce qu’Haïti ait besoin d'une aide considérable », a déclaré le président Obama invitant ceux qui sont disposés à fournir une aide, si petite soit-elle, à se rendre sur www.cidi.org.
Un briefing spécial s’est également tenu ce mercredi 5 octobre 2016 à Washington avec plusieurs hauts responsables régionaux du Département d’Etat au sujet des actions et de l'aide du gouvernement des Etats-Unis pour les pays touchés par l'ouragan Matthew. Kenneth Merten, coordonnateur spécial du dossier d’Haïti, et David Harden, administrateur adjoint de l'USAID pour le Bureau de la Démocratie, conflits et humanitaire, étaient du nombre des participants.
« Le États-Unis continuent de travailler en partenariat avec le gouvernement d'Haïti pour évaluer l'étendue des dégâts en Haïti et pour donner la priorité aux besoins humanitaires de nettoyage […] Pour nous, la priorité reste la sécurité des citoyens américains », a fait savoir Kenneth Merten, qui répondait aux questions des confrères journalistes par téléphone. Tout en confirmant avoir émis des avertissements de voyage pour Haïti, la Jamaïque, les Bahamas, à cause de la tempête imminente et dangereuse, il a démenti la rumeur faisant croire que le personnel de l'une de leurs ambassades a été évacué.
Certaines personnes (des employés et des membres de leur famille), sur des compagnies aériennes commerciales, ont quitté Haïti, via ce que nous appelons «départ autorisé», a précisé Merten, mais les chefs de mission resteront dans chacun de ces pays susmentionnés.
Par ailleurs, ce dernier estime que la meilleure façon d'aider les personnes touchées par la catastrophe est de faire des dons en espèce aux organismes de secours et de bienfaisance réputés qui œuvrent sur le terrain. « Ces groupes travaillent en étroite collaboration avec les communautés touchées et savent ce dont les gens ont besoin et la façon de renforcer les efforts de rétablissement », a poursuivi Merten.
« Nous avons annoncé 1,5 million de dollars pour la région », rappelle David Harden de l’USAID, qui précise qu’un million de dollars servira pour l'aide alimentaire et les 500 000 dollars pour les articles non alimentaires tels que des abris, des couvertures, des kits d'hygiène, des articles ménagers et de l'équipement de purification d'eau.
Ce financement est octroyé vingt-quatre heures après que l'USAID a activé une équipe d'intervention en cas de catastrophe (DART) dans la partie centrale des Caraïbes. Le DART, une équipe d'experts en cas de catastrophe, est déployé en Haïti, à la Jamaïque et aux Bahamas, où ils coordonnent avec les gouvernements des pays touchés et les organisations humanitaires sur le terrain pour apporter une aide humanitaire vitale et un soutien logistique aux communautés dans le besoin.
« Beaucoup de notre aide va se concentrer sur l'eau et l'assainissement, qui est probablement le principal moyen d'inhiber la propagation du choléra », a ensuite expliqué Harden soulignant que des bâches et des abris en plastique sont disponibles pour les personnes les plus vulnérables, et que cela va aussi aider à créer un environnement hygiénique.
« Ce sont nos produits et ceux-ci sont distribués à de très, très bons partenaires. En ce moment, nous avons annoncé que nous travaillons avec Catholic Relief Services et la Croix-Rouge américaine, et donc nous allons travailler avec diligence pour nous assurer que nos produits sont fournis aux personnes les plus vulnérables », a indiqué David Harden, qui dit prendre très au sérieux l'intégrité du financement de l’USAID. « Dans ce cas, nous donnons une réponse importante, mais limitée; ce n'est pas le tremblement de terre d'il y a cinq ou six ans; ceci est une réponse immédiate à l'ouragan en cours. »
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