Depuis que le valeureux et efficace Bruny Pierre-Richard, défenseur central du Don Bosco de Pétion-Ville et de la sélection haïtienne de football, a raccroché les crampons, j’ai voulu lui rendre hommage. Je me rattrape avec le papier qui suit : C’était le samedi 20 octobre 2007, «Sportissibo» : «C’est dommage que le temps ait tant de pouvoir sur nous.» Sur les humains. Vraiment, regardant évoluer Bruny Pierre-Richard, Patrice Dumont laisse extérioriser son admiration, mieux sa fascination. Interception, relance, bon placement, présence sur la ligne, toutes ces qualités dans la panoplie du défenseur international.
Je regrette qu’il n’ait pas joué en Amérique du Sud ou en Europe. Il a évolué pendant trois ans à Trinidad dans le club local «Joe Public». Je pense qu’il aurait pu faire carrière en Europe. En 2004, cette possibilité existait.
La conversation se poursuit :
- C’est le bon vin ?
- Je ne dirais pas ça, il a toujours été bon, seulement cela a pris du temps pour qu’il s’impose. S’il pouvait donner cinq ans de plus ?
J’aimerais le comparer à Ti Ness Jean-Joseph pour qui l’attaquant adverse avait du respect. Quelquefois l’attaquant pouvait le dribbler mais, par respect, il s’empressait de tirer. C’est la même chose pour Bruny. Évidemment, cela se passait sur le tard, donc en fin de carrière. Ailleurs, j’ai extériorisé mon admiration pour sa remarquable prestation au niveau de la charnière centrale qu’il formait avec Gilbert Jean-Baptiste. Je terminerai en exprimant mon regret qu’un demi-offensif aussi percutant que Jean-Joseph Mathelier n’ait pas évolué dans un club européen. Je le redis : j’éprouve le même regret en ce qui concerne Bruny Pierre-Richard. Des occasions manquées, heureusement rattrapées par la génération suivante. Plus concrètement, je pense à Jeff Louis, Johnny Placide, Wild Donald Guerrier, Jean Sony Alcénat et bien d’autres. Les générations précédentes ont frayé le chemin.
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